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Stada accepte l'offre de rachat des fonds Cinven et Bain Capital

BAD VILBEL (Allemagne), 10 avril 2017 (APMnews) - Stada a accepté l'offre de rachat du consortium de fonds d'investissements Bain Capital et Cinven le valorisant à 5,32 milliards d'euros (dette comprise) et offrant des garanties sur l'avenir du groupe, a annoncé le génériqueur allemand dans un communiqué lundi.
Bain et Cinven étaient en concurrence avec un autre consortium de fonds, Advent et Permira. Ils avaient initialement proposé chacun 58 euros par action Stada, le valorisant à 4,7 milliards d'euros (dette comprise). Mais, mi-mars, le laboratoire a interrompu son processus de mise en vente et a demandé aux deux consortiums de réévaluer leur proposition à la faveur d'une révision à la hausse de ses prévisions à moyen terme (cf dépêche du 17/03/2017 à 19:01).
Le consortium offrira 65,28 euros et Stada versera un dividende de 0,72 euro. Ce total de 66 euros par action valorise le laboratoire à 4,11 milliards. La valorisation totale de l'entreprise -avec dettes- atteint ainsi 5,32 milliards. Le consortium envisage de racheter au moins 75% du capital. La période de l'offre est de six semaines.
Ceci constitue une prime de 48,9% par rapport au cours de clôture le 9 décembre 2016 à la Bourse de Francfort, soit avant la première rumeur de rachat, et de 19,6% par rapport au prix moyen du titre observé lors des trois derniers mois.
Lundi dans la matinée, l'action Stada bondissait de 11% à 64,67 euros.
Stada précise qu'un accord a été signé avec Bain et Cinven par lequel ces derniers s'engagent à prendre des "dispositions importantes pour la protection des employés, des sites de production et de la stratégie de l'entreprise". Ils devront notamment "renforcer la position de Stada comme entreprise pharmaceutique dynamique au niveau mondial, soutenir sa stratégie de croissance et ainsi contribuer à une augmentation de la valeur à long terme de la société".
L'accord prévoit aussi que les deux fonds "apportent le soutien financier et stratégique pour de possibles acquisitions afin d'accroître le portefeuille et de tirer parti des nouveaux marchés de croissance".

Engagements sur l'emploi

La localisation du siège et des principaux sites de Stada ne changera pas et les droits des employés, des syndicats et du comité d'entreprise sont "reconnus" par le consortium, qui continuera à mener un dialogue "approfondi et renforcé" avec ces parties prenantes.
Les accords relatifs aux salaires et aux conditions de travail seront maintenus. Bain et Cinven ont aussi déclaré leur volonté d'éviter les licenciements au-delà de ceux "qui sont déjà prévus dans le plan de développement actuel à quatre ans".
Stada est entré dans une période de turbulences depuis l'été 2016, rappelle-t-on. Le génériqueur a d'abord connu des changements à sa direction.
Son directeur général, Hartmut Retzlaff, en retrait en raison d'une maladie, a été remplacé par le directeur du "business development" et des services centraux, Matthias Wiedenfels, qui assurait l'intérim (cf dépêche du 16/08/2016 à 11:43). Celui-ci avait créé des remous en retirant fin juin au fils du premier, Steffen Retzlaff, la charge des filiales Hemopharm et Stadavita (compléments alimentaires et soins cutanés).
Le groupe était dans le même temps mis sous pression par le fonds activiste Active Ownership Capital, qui possède environ 7% du capital, en vue d'un changement du conseil de surveillance, qu'il a obtenu fin août 2016 avec l'éviction du président (cf dépêche du 29/08/2016 à 11:04).
Fin mars, alors que le processus de vente était lancé, Matthias Wiedenfels avait aussi dit qu'un dispositif d'écoute avait été placé dans son véhicule (cf dépêche du 29/03/2017 à 17:30).
yb/nc/APMnews

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