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Le propranolol efficace en première ligne sur l'hémangiome infantile

WASHINGTON, 2 mai 2017 (APMnews) - Le propranolol (Hemangiol*, Pierre Fabre) s’est montré non inférieur aux corticoïdes comme traitement de première ligne de l'hémangiome infantile dans une étude coréenne.
Le propranolol est un bêtabloquant qui a montré par hasard son efficacité sur l’hémangiome d’un enfant traité pour une cardiomyopathie développée suite à un surdosage en corticoïdes (cf dépêche du 18/01/2012 à 17:55).
Depuis, l’efficacité du propranolol a été démontrée dans plusieurs études et son autorisation de mise sur le marché délivrée dans cette indication (cf dépêche du 31/12/2015 à 10:43).
Pour autant, aucune étude randomisée n'avait évalué jusqu'à présent son efficacité comme traitement de première ligne, en comparaison aux corticoïdes, indiquent Kyu Han Kim, de la Seoul National University (Corée du Sud) et ses collègues dans JAMA Dermatology.
Ceux-ci ont conduit une étude de non-infériorité auprès de 34 bébés (3,3 mois en moyenne) atteints d'un hémangiome jamais encore traité et présentant une fonction cardiaque normale.
Quinze patients sur 17 ont achevé l'étude dans le groupe corticoïdes et 16 sur 17 dans le groupe propranolol (2mg/kg/jour dans les deux cas).
Les enfants sous propranolol sont restés sous observation pendant 3 jours à l'hôpital avant de poursuivre leur traitement pendant 16 semaines, tandis que ceux sous corticoïdes ont été d'emblée traités à la maison.
Les patients étaient considérés comme répondeurs au traitement si les IRM à l’inclusion et à 16 semaines témoignaient d'un arrêt de la progression de l'hémangiome (pas d'augmentation de volume ou baisse de moins de 25%) ou une régression (baisse du volume d'au moins 25%).
L'analyse en intention de traiter montre que le critère de non-infériorité a été atteint, avec un taux de réponse au propranolol de 95,65% contre 91,94% dans le groupe corticoïdes. La rapidité d'action des deux traitements était aussi sans différence statistiquement significative.
L'incidence des régressions comme des arrêts de progression n'était pas non plus significativement différente entre les groupes.
Aucune différence significative en termes de sécurité (fréquence cardiaque pression artérielle, glycémies, ou complications comme un reflux gastro-oesophagien, un trouble de la croissance, etc.) n'a été observée entre les groupes.
Cette étude confirme donc la place du propranolol en première ligne de traitement de l’hémangiome infantile.
(JAMA Dermatology, édition du 19 avril)
arg/ld/ab/APMnews

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