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La greffe rénale à partir de donneur vivant en France (infographie)

PARIS, 21 juin 2017 (APMnews) - La greffe de rein à partir de donneur vivant a progressé en France depuis 15 ans mais son usage reste inégal dans l'Hexagone et se situe très en retrait par rapport aux pays d'Europe du Nord, selon une infographie réalisée par la société HEVA à l’occasion de la journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe jeudi.
Infographie réalisée par HEVA
L’association Renaloo, en partenariat avec la société HEVA, a analysé les données sur la greffe rénale issues de diverses sources, dont le registre REIN et la Newsletter Transplant, avec un focus particulier sur la greffe rénale à partir de donneur vivant.
Ces greffes fonctionnent mieux et plus longtemps que lorsque le greffon provient d’un donneur décédé, ce qui en fait un traitement de choix de l’insuffisance rénale terminale quand le patient a un donneur dans son entourage.
Infographie réalisée par HEVA
Ainsi, 15 ans après la greffe, 62,7% des reins issus de donneurs vivants fonctionnent encore, contre 45,8% des reins provenant de donneurs décédés.
Infographie réalisée par HEVA
En 2015, 16% (547) des greffes rénales réalisées en France provenaient d’un donneur vivant. Ce taux a plus que triplé en 15 ans, mais reste inférieur à celui observé dans beaucoup d’autres pays.
Infographie réalisée par HEVA
L’analyse européenne montre de très fortes disparités entre les pays du Nord (52,2% pour les Pays-Bas, 43,6% pour le Danemark, 30,8% pour la Suède) et ceux du Sud (16% pour la France, 13% pour l’Espagne et le Portugal).
Infographie réalisée par HEVA
L’analyse régionale des greffes rénales à partir de donneur vivant réalisées en France en 2015 montre aussi de fortes disparités: leur taux varie de 3,4% pour la Normandie (avec seulement 2 greffes) à 35,4% (29 greffes) pour la Lorraine et 27,1% (29 greffes) pour Midi-Pyrénées. L’Ile-de-France, avec 148 greffes de donneur vivant en 2015, reste la région qui en réalise le plus grand nombre.
L’objectif du 3e Plan greffe (cf dépêche du 30/05/2017 à 12:56) est désormais d’atteindre 1.000 greffes à partir de donneur vivant par an à l’horizon 2021.
Ce recours accru est nécessaire pour mieux répondre aux besoins des patients, mais il doit se conjuguer avec toutes les autres stratégies efficaces de lutte contre la pénurie d’organes, notamment le développement du don et du prélèvement d’organes après la mort, ainsi qu’avec l’amélioration de l’accès des patients insuffisants rénaux à la liste d’attente de greffe.
A l'heure actuelle, peuvent donner un rein de leur vivant le père, la mère du receveur, son fils, sa fille, son conjoint, ses frères et soeurs, le conjoint de son père ou de sa mère, ses grands-parents, ses oncles et tantes, ses cousin(e)s germain(e)s, ainsi que toute personne faisant la preuve d'un lien affectif étroit et stable depuis au moins 2 ans avec le receveur.
/sl/eh/APMnews

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