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Identification des facteurs restaurant un rapport CD4/CD8 favorable dans une cohorte française de patients VIH+

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WASHINGTON, 18 août 2017 (APMnews) - Chez les patients VIH+, plusieurs facteurs influencent la restauration d'un rapport lymphocytes CD4+/lymphocytes CD8+ (CD4/CD8) supérieur ou égal à 1, selon des résultats issus d'une cohorte française publiée dans AIDS.
La persistance d'un ratio CD4/CD8 inférieur à 1 expose à un plus grand risque de comorbidité non-sida (cf dépêche du 25/09/2015 à 15:07).
L'objectif de cette étude, menée par Fabienne Caby de l'université Pierre et Marie Curie (Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, AP-HP, Paris) et ses collègues, était d'évaluer la probabilité et les facteurs influençant la restauration d'un ratio CD4/CD8 supérieur ou égal à 1 dans le cadre d'un traitement antirétroviral à long terme.
A partir des données de la base FHDH-ANRS-CO4, ils ont étudié 10.012 patients ayant commencé un traitement antirétroviral entre 2000 et 2010 et en situation de succès virologique (moins de 500 copies/ml) dans les 9 mois suivant le début du traitement. Les patients présentaient à l'inclusion un ratio CD4/CD8 inférieur à 1.
La probabilité de restauration d'un ratio CD4/CD8 supérieur ou égal à 1 était de 30% à 8 ans. Elle oscillait entre 17% pour les patients au stade sida et 45% pour ceux présentant un taux de cellules CD4+ d'au moins 500/µL au démarrage du traitement.
Traiter les patients dès la primo-infection -quel que soit leur nombre de cellules CD4+- favorisait le rétablissement du ratio CD4/CD8 d'un facteur 1,67 par rapport aux situations où la thérapie était mise en place à un taux de CD4+ compris entre 200 et 349 cellules/µl.
Ce facteur était de 2,26 lorsque les patients commençaient le traitement avec un nombre de cellules CD4+ supérieur ou égal à 500/µL.
Le fait d'avoir commencé le traitement plus récemment, soit entre 2009 et 2010, favorisait d'un facteur 2,38 la restauration du ratio CD4/CD8 par rapport aux patients ayant démarré une thérapie antirétrovirale entre 2000 et 2002.
Par ailleurs, un nombre de lymphocytes T CD8 plus élevé au début du traitement était négativement corrélé avec la restauration du ratio CD4/CD8. De même, un délai plus long pour parvenir au contrôle virologique et la co-infection par le virus de l'hépatite B influençaient négativement le rétablissement du ratio.
(AIDS, vol.31, n°12, p1685-1695)
/sb/ab/APMnews

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