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Antibioprophylaxie lors de la césarienne: l'ajout de l'azithromycine génère des économies

WASHINGTON, 23 août 2017 (APMnews) - L'ajout de l'azithromycine à l'antibioprophylaxie standard par céfazoline lors d'une césarienne entraîne des économies liées à une meilleure prévention des infections et de leurs conséquences, montre une étude américaine publiée dans Obstetrics & Gynecology.
Une antibioprophylaxie est recommandée lors des accouchements par césarienne afin de prévenir les infections du site opératoire. La céfazoline constitue l'antibioprophylaxie standard, mais une étude a montré que l'ajout de l'azithromycine réduisait encore plus le risque d’infections telles qu'endométrites et infections du site opératoire, dans les césariennes non programmées. La question du rapport coût/efficacité de cette stratégie n'a toutefois pas été résolue, soulignent Lorie Harper de l'université d'Alabama à Birmingham et ses collègues.
Ils ont créé un modèle analytique pour comparer la céfazoline seule à la céfazoline + azithromycine, en se basant sur les taux d'incidence publiés des infections du site opératoire après césarienne et sur l'efficacité rapportée dans la littérature médicale des 2 types d'antibioprophylaxie. L'analyse prend en compte le coût de l'azithromycine, des infections du site opératoire et des endométrites, des ré-hospitalisations et des retours au bloc en cas d'infection, et le coût lié au risque d'anaphylaxie.
L'antibioprophylaxie standard reviendrait au total à 695 $ par césarienne, contre 335 $ par césarienne avec l'ajout de l'azithromycine, soit une économie de 360 $ en ajoutant cette dernière, en ce qui concerne les césariennes non programmées.
Pour les césariennes programmées, le coût total serait de 254 $ avec la céfazoline seule contre 254 $ avec l'ajout de l'azithromycine, soit une économie de 143 $ par césarienne.
Les auteurs ont estimé que l'ajout de l'azithromycine générait des économies tant que celle-ci parviendrait à prévenir ne serait-ce que 7 infections du site opératoire supplémentaires pour 1.000 césariennes non programmées, et 9 infections du site opératoire supplémentaires pour 1.000 césariennes programmées, par rapport à l'antibioprophylaxie standard.
Ces résultats "soutiennent l'utilisation de l'ajout de l'azithromycine pour l'antibioprophylaxie chez les femmes subissant une césarienne non programmée, comme [une stratégie] générant des économies", concluent les auteurs. Elle est également probablement génératrice d'économies dans les césariennes programmées, mais cela nécessite des recherches supplémentaires, ajoutent-ils.
(Obstetrics & Gynecology, vol 130 n°2, p328-334)
cd/ab/APMnews

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