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Phase IIb positive pour le févipiprant dans l'asthme allergique non contrôlé

LONDRES, 4 septembre 2017 (APMnews) - Le févipiprant s'est montré sûr et efficace contre l’asthme allergique chez des patients non contrôlés sous corticothérapie inhalée à faible dose, dans une étude de phase IIb parue dans l'European Respiratory Journal (ERJ).
Le févipiprant (QAW039) est un antagoniste du récepteur D2 de prostaglandine (CRTh2) développé par Novartis dans le traitement de l’asthme (cf dépêche du 02/10/2015 à 17:26). Il s'agit d’une nouvelle classe d'anti-allergiques par voie orale dont le composé OC459 est un autre représentant (cf dépêche du 03/03/2014 à 11:35).
Dans cette étude, Eric Bateman de l’université du Cap (Afrique du Sud) et ses collègues ont comparé le févipiprant au montélukast (10 mg) et à un placebo. Ils ont administré ces traitements respectivement à 782, 139 et 137 patients atteints d'asthme allergique mal contrôlé malgré une corticothérapie inhalée à faible dose (budésonide 200 µg deux fois par jour).
Le févipiprant a été évalué sur 12 semaines, à différentes doses : une dose quotidienne (1, 3, 10, 30, 50, 75, 150, 300 ou 450 mg) ou deux doses quotidiennes (2, 25, 75 ou 150 mg).
Le févipiprant a été associé à une amélioration statistiquement significative du volume expiratoire maximal en une seconde (VEMS) par rapport au placebo.
La différence maximale d'amélioration observée entre le groupe placebo et les groupes févipiprant était de 0,112 L. Elle concernait la dose de 150 mg une fois par jour ou 75 mg deux fois par jour, sans différence clinique significative entre la posologie en une ou deux prises.
Cette amélioration apparaît du même ordre que celle observée dans cet essai avec le montélukast mais aussi du même ordre que celle observée avec d'autres anti-CRTh2 ou d’autres traitements tels que le tiotropium dans des essais de phase III, notent les auteurs, ce qu'ils estiment prometteur.
Les chercheurs soulignent cependant que si l'amélioration du VEMS confirme l'efficacité du févipiprant sur la fonction pulmonaire, ce critère ne reflète peut-être pas le potentiel complet de ce médicament dans la mesure où il ne s’agit pas d'un bronchodilatateur.
Cependant, le févipiprant n'a amélioré ni le contrôle de l'asthme, ni la qualité de vie, ni la productivité au travail ni les activités quotidiennes dans cet essai. Il faut souvent des études plus longues pour observer une efficacité sur ces critères, font valoir les chercheurs.
Le févipirant a été relativement bien toléré, avec des effets indésirables dont la sévérité était faible à modérée et sans différence liée à la dose.
Une analyse post hoc semble suggérer que le févipiprant puisse réduire l'incidence des exacerbations, ce qui reste toutefois à confirmer.
Selon le registre américain des essais cliniques Clinicaltrials.gov, plusieurs essais de phase III sont actuellement en phase de recrutement.
(ERJ, publication en ligne du 24 août)
arg/ld/ab/APMnews

[LD8OVRGRL]

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