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Les maladies auto-immunes et inflammatoires ne sont "pas rares" chez les patients VIH+ sous traitement

WASHINGTON, 27 septembre 2017 (APMnews) - Les maladies auto-immunes et les maladies inflammatoires ne sont "pas rares" chez les patients vivant avec le VIH sous traitement antirétroviral, montre une étude épidémiologique française dont les résultats sont publiés dans AIDS.
L'infection à VIH provoque une dysfonction immunitaire, et les maladies auto-immunes et inflammatoires sont elles-mêmes liées à une dysfonction immunitaire, mais il n'était pas clair jusqu'à présent si le VIH augmentait ou diminuait le risque de ces maladies. Delphine Lebrun de l'hôpital Robert-Debré du CHU de Reims et ses collègues se sont intéressés à la survenue de ces maladies dans la cohorte Dat'AIDS, chez 33.403 patients VIH+.
Sur une période de 13 ans, une maladie auto-immune ou inflammatoire a été identifiée chez 1.381 patients.
Les plus fréquentes étaient le psoriasis, la sarcoïdose, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, la maladie de Basedow, l'anémie hémolytique auto-immune, la thrombocytopénie immune et les maladies inflammatoires de l'intestin.
Ainsi, ces maladies ne sont "pas rares" chez les personnes vivant avec le VIH, commentent les chercheurs, sans toutefois faire de comparaison d'incidence avec la population générale.
Les chercheurs estiment que 2 maladies sont moins fréquentes qu'attendu: le lupus érythémateux systémique et la sclérose en plaques.
Le délai moyen de survenue d'une maladie auto-immune ou inflammatoire était de 10,6 ans après l'infection par le VIH.
Une co-infection par le virus de l'hépatite C (VHC) était plus fréquente chez les patients ayant développé un psoriasis, une maladie de Basedow ou une thrombocytopénie immune, et la co-infection par le VHB plus fréquente chez ceux ayant développé une thrombocytopénie immune ou une anémie hémolytique auto-immune.
Les chercheurs notent également que la majorité de ces maladies sont apparues quand les patients étaient sous traitement antirétroviral et étaient bien contrôlés.
Ils estiment qu'avec le vieillissement de la population VIH+ et du fait que le traitement antirétroviral est désormais recommandé pour tous les patients, la prévalence des maladies auto-immunes et inflammatoires devrait être surveillée dans cette population afin d'évaluer l'impact à long terme du traitement.
(AIDS, 24 septembre, vol.31, n°15, p2159-2166)
fb/ab/APMnews

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