dépêche

 - 

Les contraceptifs à l'étonogestrel associés au risque de dépression en post-partum

WASHINGTON, 2 octobre 2017 (APMnews) - L'implant (Nexplanon*, MSD) et l'anneau (Nuvaring*, MSD) contraceptifs contenant de l'étonogestrel sont associés à un risque plus élevé de diagnostic de dépression et de traitement antidépresseur pendant la période du post-partum, selon une étude américaine publiée dans Contraception.
Plusieurs études ont examiné l'association entre contraception hormonale et dépression ultérieure, avec des résultats contradictoires. Aucune n'a cependant évalué le lien entre contraception et dépression pendant la période du post-partum, rappellent Timothy Roberts et Shana Hansen du San Antonio Military Medical Center à Fort Sam Houston (Texas).
Ils ont analysé les dossiers d'assurance maladie de 75.528 femmes ayant accouché, enregistrées dans le système de santé de l'armée américaine, en excluant celles qui avaient utilisé des antidépresseurs ou avaient eu un diagnostic de dépression dans les 24 mois avant l'accouchement. Ils ont évalué l'association entre l'utilisation d'une contraception hormonale et la survenue d'une dépression ou l'utilisation d'antidépresseurs dans les 12 premiers mois du post-partum.
Au total, 7,8% des participantes ont reçu des antidépresseurs et 5,0% ont eu un diagnostic de dépression durant le post-partum.
Par rapport aux non-utilisatrices d'une contraception hormonale, celles qui utilisaient un contraceptif contenant de l'étonogestrel avaient un risque significativement plus élevé de recours aux antidépresseurs: le risque était augmenté de 22% avec l'implant sous-cutané (étonogestrel) et de 45% avec l'anneau vaginal (étonogestrel +éthinylestradiol).
La contraception orale à base de noréthistérone seule était associée a contrario à un risque réduit de recours aux antidépresseurs (-42%) et dépression (-44%), et le système intra-utérin (SIU) libérant du lévonorgestrel était associé à un risque significativement diminué de 35% de diagnostic de dépression.
"Notre étude a trouvé une relation complexe entre l'utilisation de la contraception hormonale et la dépression pendant la période du post-partum, avec des associations à la fois positives et négatives selon le type de contraceptif choisi. D'autres recherches sont nécessaires pour définir la nature de ces associations et déterminer les options contraceptives optimales pour les femmes en post-partum, en particulier celles à risque plus élevé de développer une dépression post-partum", concluent les auteurs.
(Contraception, publication en ligne du 1er septembre)
cd/ab/APMnews

[CD2OX6V2P]

Testez APM NEWS et profitez de l'intégralité de nos dépêches

30 à 50 dépêches par jours sur les sujets du domaine de la santé

50 000 utilisateurs en France

20 journalistes experts en France et 3 bureaux en Europe

A lire aussi