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VIH: les antidépresseurs bénéfiques à la suppression de la charge virale

WASHINGTON, 21 novembre 2017 (APMnews) - L'initiation d'un traitement antidépresseur chez les personnes séropositives serait associée à une probabilité augmentée de 16% de présenter une charge virale inférieure à 200 copies/ml, selon une étude publiée dans AIDS.
La prévalence des symptômes de dépression est estimée entre 20% à 42% chez les patients VIH+, avec pour conséquence une baisse d'observance du traitement antirétroviral.
L'objectif de cette étude, menée Jon Mills de la University of North Carolina à Chapel Hill et ses collègues, était d'évaluer l'évolution des symptômes de dépression, la suppression de la charge virale et le nombre de lymphocytes T CD4+ par µl chez les patients VIH+ qui débutaient un traitement antidépresseur.
Pour cela, les chercheurs ont étudié 1.410 patients nouvellement sous antidépresseurs. Ces derniers étaient pour 81% des hommes et présentaient un taux de CD4+ de 472/µl en moyenne.
La probabilité de rémission de la dépression était augmentée de 36% par l'initiation d'un traitement antidépresseur, et la sévérité des symptômes, évaluée par le biais du questionnaire PHQ-9, était diminuée de 2,5 points en moyenne.
A l'inclusion, 67% des patients présentaient une charge virale inférieure à 200 copies/ml. Lors du suivi, ils étaient 78% à être sous ce seuil -une différence qui était statistiquement significative.
L'initiation des antidépresseurs a permis d'augmenter la probabilité de suppression de la charge virale de 16%, et le nombre de CD4+ était significativement augmenté de 39 cellules par µl en moyenne, passant de 472 CD4+/µl à 511 CD4+/µl.
Le fait d'initier un traitement antidépresseur chez les patients VIH+ est donc associé à des améliorations en termes de charge virale et de taux de CD4+, notent les auteurs.
"Il est donc possible que le lien entre l'initiation d'un traitement antidépresseur et les signes cliniques liés à l'infection au VIH se fasse par le biais d'une diminution des symptômes de dépression et, de fait, d'une meilleure observance du traitement antirétroviral", suggèrent-ils en conclusion, bien qu'ils n'aient pas pu faire d'analyse dans ce sens sur la base des données dont ils disposaient.
(AIDS, édition du 28 novembre, vol.31, n°18, p. 2515-2524)
sb/fb/eh/APMnews

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