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Cancer du pancréas: une analyse ciblée de protéomique pourrait déceler les lésions précurseurs

WASHINGTON, 27 novembre 2017 (APMnews) - Une analyse par spectrométrie de masse ciblée sur 3 biomarqueurs pourrait aider à identifier des lésions précurseurs d'adénocarcinomes du pancréas dans le but de diagnostiquer ces cancers plus précocement, rapportent des spécialistes dans le Journal of Clinical Oncology (JCO).
Le cancer du pancréas garde un pronostic très sombre car il est diagnostiqué tardivement faute de symptômes spécifiques. Pourtant des lésions kystiques du pancréas sont fréquemment repérées en imagerie. Jusqu'à la moitié d'entre elles sont des précurseurs de cancers du pancréas mais les techniques diagnostiques disponibles ne sont pas suffisamment précises pour identifier les lésions kystiques précancéreuses et cancéreuses parmi les lésions bénignes.
Le Dr Karolina Jabbar de l'université de Gothenburg (Suède) et ses collègues ont développé une analyse protéomique par spectrométrie de masse capable d'identifier et de distinguer des lésions kystiques prémalignes des néoplasies kystiques et des dysplasies de haut grade de cancers.
Ils ont d'abord travaillé sur une cohorte de 24 patients et ont identifié 8 biomarqueurs candidats. Ils ont testé des peptides marqués de ces biomarqueurs pour les analyser dans une autre cohorte de 80 patients et ont réalisé une évaluation prospective auprès d'une cohorte de validation de 68 autres patients.
Un jeu optimal de biomarqueurs a été élaboré et il a pu distinguer des cellules malignes et prémalignes des cellules bénignes avec une précision de 97% dans la cohorte de validation, ce qui est mieux qu'avec les techniques disponibles (61% pour l'antigène CEA et 84% pour la cytologie).
La combinaison des protéines mucine-5AC et MUC2 (dont une expression anormale a été observée dans différents cancers) avec l'antigène de cellules souches prostatique (PSCA) pourrait donc distinguer les dysplasies de haut grade des cancers avec une précision de 96% et détecter 95% des lésions dysplasiques malignes/sévères par rapport à 35% et 50% respectivement pour l'antigène CEA et la cytologie, rapportent les auteurs.
D'autres études sont nécessaires pour déterminer si cette méthode peut faciliter le diagnostic de cancer pour le faire dans un délai convenable, faciliter une intervention efficace et la prévention, notent-ils.
(JCO, publication en ligne du 22 novembre)
sl/ab/APMnews

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