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La méditation pourrait prévenir des aspects du vieillissement cérébral

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WASHINGTON, 12 décembre 2017 (APMnews) - La pratique de la méditation pourrait permettre de prévenir la perte du volume cérébral et de l'activité de certaines régions cérébrales, selon les résultats d'une étude pilote publiée dans Scientific Reports.
Au niveau cérébral, le vieillissement est caractérisé par une diminution progressive du métabolisme du glucose et du volume de certaines régions cérébrales, les conséquences en étant un déclin des fonctions cognitives. Le stress et un sommeil de mauvaise qualité, qui amplifient ces phénomènes, constituent des facteurs de risque pour la maladie d'Alzheimer, rappelle l'Inserm dans un communiqué diffusé jeudi.
De précédentes études ont suggéré que la pratique de la méditation pouvait améliorer l'attention et la mémoire et réduire le stress, l'anxiété, la dépression et l'insomnie.
Dans l'étude pilote, Gaël Chételat de l'université de Caen-Normandie à Caen et ses collègues ont voulu évaluer l'influence de la méditation sur le cerveau au niveau structurel et fonctionnel. Ils ont pour cela mesuré, par différentes techniques d'imagerie, le volume cérébral et le métabolisme du glucose dans le cerveau de 6 sujets experts en méditation, puis les ont comparés à ceux de 67 sujets contrôles. La moyenne d'âge était de 65 ans et les experts en méditation avaient réalisé entre 15.000 et 30.000 heures de méditation.
Après ajustement sur les covariables telles que l'âge et le niveau d'instruction, les chercheurs ont observé que le cortex frontal, le cortex cingulaire et l'insula étaient plus volumineux et/ou avaient un métabolisme plus élevé chez les personnes pratiquant la méditation que chez les sujets contrôles.
Ils ont également évalué l'effet de l'âge sur ces paramètres. Pour cela, ils ont étudié le cerveau de 186 sujets âgés de 20 à 87 ans, incluant les 67 sujets contrôles précédemment testés. Les zones touchées au cours du vieillissement par une perte de volume et/ou un métabolisme du glucose réduit étaient similaires à celles préservées par la méditation, à l'exception du cortex cingulaire postérieur.
Les auteurs suggèrent que la méditation pourrait avoir un "effet positif sur le vieillissement cérébral", mais rappellent qu'il "s'agit "d'une étude pilote" et que, de fait, "il faudra réitérer ces observations sur des échantillons de personnes plus grands afin d'obtenir des résultats plus robustes".
(Scientific reports, publication en ligne du 31 août)
sb/ld/gb/APMnews

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