dépêche

 - 

Intérêt de la PPC nasale dans le syndrome d'inhalation méconiale chez le nouveau-né

WASHINGTON, 2 janvier 2018 (APMnews) - La pression positive continue (PPC) par voie nasale semble réduire le recours à la ventilation mécanique chez des nouveau-nés présentant un syndrome d'inhalation méconiale, dans un petit essai clinique indien.
Les enfants qui naissent avec un syndrome d'inhalation du méconium ont un risque de développer ultérieurement une détresse respiratoire 100 fois plus élevé que ceux nés dans un liquide amniotique incolore. Jusqu'à la moitié des enfants nés dans un liquide amniotique méconial développent un syndrome d'inhalation du méconium grave, nécessitant une ventilation mécanique, rappellent le Dr Aakash Pandita de l'hôpital Fernandez à Hyderabad et ses collègues dans JAMA Pediatrics.
La ventilation mécanique est essentielle mais peut induire des lésions pulmonaires, prolonge la durée du séjour à l'hôpital et en conséquence, augmente les coûts de santé.
La PPC nasale n'a pas été évaluée en profondeur dans le syndrome d'inhalation du méconium alors qu'elle pourrait être utilisée à la place de la ventilation mécanique ou comme traitement de transition, estiment les chercheurs.
Dans cette étude menée dans trois unités de réanimation néonatale, ils ont inclus 67 nouveau-nés avec une détresse respiratoire définie par un score de Downe de plus de 4 points, une saturation pulsée en oxygène (SpO2) inférieur à 90%, nés à plus de 35 semaines de grossesse, d'un poids de 2 kg au moins et nés dans un liquide amniotique méconial.
Les enfants ont été randomisés en ouvert entre la PPC nasale (système Bubble CPAP*, Fisher & Paykel Healthcare) et la prise en charge habituelle (cloche à oxygène à 5-10 L/min).
Au cours des sept premiers jours de vie, la ventilation mécanique a été nécessaires pour 3% des enfants sous PPC, contre 25% dans le groupe contrôle, soit un risque relatif rapproché (OR) statistiquement significatif de 0,09.
Le recours à un surfactant et les cas de sepsie positifs en culture étaient plus fréquents dans le groupe contrôle (respectivement 16,2% vs 4,5% et 19% vs 6%), avec une différence significative par rapport aux enfants sous PPC.
En revanche, l'incidence de l'hypertension pulmonaire persistante et la durée du séjour hospitalier n'étaient pas statistiquement différentes entre les deux groupes (respectivement 13% dans le groupe PPC vs 28% dans le groupe contrôle et 5 jours vs 4 jours).
Cette étude suggère qu'il semble plus intéressant de traiter précocement un syndrome d'inhalation méconiale par une PPC nasale plutôt qu'avec une cloche à oxygène afin de réduire le recours à la ventilation mécanique. Elle peut être évitée pour un nouveau-né parmi cinq traités par PPC nasale, concluent les chercheurs.
(JAMA Pediatrics, édition en ligne du 4 décembre)
ld/fb/APMnews

[LD1P1XIN7]

Testez APM NEWS et profitez de l'intégralité de nos dépêches

30 à 50 dépêches par jour sur les sujets du domaine de la santé

50 000 utilisateurs en France

20 journalistes experts en France et 3 bureaux en Europe

A lire aussi