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L'oedème maculaire diabétique persiste plus souvent avec le bévacizumab qu'avec l'aflibercept et le ranibizumab

WASHINGTON, 1er février 2018 (APMnews) - Parmi les trois anti-VEGF utilisés dans le traitement de l'oedème maculaire diabétique, l'épaississement de la macula persiste plus fréquemment après le traitement chez les patients ayant été traités par le bévacizumab (Avastin*, Roche) que ceux traités par l'aflibercept (Eylea*, Bayer) ou le ranibizumab (Lucentis*, Novartis), selon de nouvelles données de l'étude DRCR.net.
Mais la persistance de l'oedème maculaire n'influait pas sur l'efficacité des médicaments en termes de gain d'acuité visuelle, ont noté Neil Bressler du Wilmer Eye Institute à Baltimore.
Il s'agit d'une étude post hoc de 546 patients sur les 660 inclus dans le Protocol T de l'étude DRCR.net. Dans cette étude, le traitement anti-VEGF était arrêté après 24 semaines quand il n'y avait ni détérioration ni amélioration de l'acuité visuelle à ce stade, indépendamment de la persistance de l'épaississement maculaire. Le seul autre traitement autorisé était le laser. Il n'y avait pas de switch vers un autre anti-VEGF.
Les chercheurs ont constaté qu'à 24 semaines, l'oedème maculaire diabétique persistait chez 65,6% des patients traités par bévacizumab, contre seulement 31,6% avec l'aflibercept et 41,5% avec le ranibizumab.
Et parmi les yeux présentant un oedème maculaire persistant à 24 semaines, l'oedème maculaire était encore présent à 2 ans dans 44,2% des cas dans le bras aflibercept, montrant qu'avec ce médicament plus de la moitié des patients ont présenté une amélioration de l'oedème tardivement. En revanche, l'oedème a persisté à 2 ans dans 68,2% des cas dans le bras bévacizumab et dans 54,5% des cas dans le bras ranibizumab.
Mais les chercheurs ont constaté qu'en termes d'acuité visuelle, avec les trois traitements la proportion de patients gagnant au moins 10 lettres à 2 ans était similaire qu'il y ait ou non persistance de l'oedème maculaire.
Avec l'aflibercept, la proportion de patients ayant gagné au moins 10 lettres était de 62,1% pour ceux dont l'oedème maculaire a persisté et de 63,3% pour ceux chez qui il a disparu entre 24 semaines et 2 ans. Pour le bévacizumab, ces proportions étaient respectivement 51,4% et 54,8%. Pour le ranibizumab, elles étaient respectivement 44,7% et 65,5% (la différence étant statistiquement non significative).
"L'amélioration de l'acuité visuelle est la norme et une perte substantielle d'acuité visuelle (au moins 2 lignes) est rare avec les trois anti-VEGF, même quand l'oedème maculaire diabétique persiste jusqu'à 2 ans", concluent les chercheurs.
Ils notent également que l'augmentation du nombre d'yeux bénéficiant d'une disparition de l'oedème maculaire au cours du temps suggère qu'il n'est pas souhaitable de changer de traitement si l'oedème maculaire persiste après seulement 12 semaines.
(JAMA Ophthalmology, publication en ligne du 1er février)
fb/sl/APMnews

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