dépêche

 - 

Ophtalmopathie de la maladie Basedow: associer le mycophénolate et le méthylprednisolone augmente l'efficacité

LONDRES, 5 février 2018 (APMnews) - L'association du mycophénolate et de la méthylprednisolone augmente l'efficacité du traitement de l'ophtalmopathie modérée à sévère dans la maladie Basedow, montre une étude randomisée publiée dans le Lancet Diabetes & Endocrinology.
La méthylprednisolone est le traitement recommandé en première ligne pour cette pathologie auto-immune, mais certains patients ne répondent pas et d'autres récidivent. George Kahaly du Johannes Gutenberg University Medical Center à Mayence (Allemagne) et ses collègues ont évalué l'intérêt d'y associer le mycophénolate, médicament déjà utilisé dans des maladies auto-immunes et qui a notamment des propriétés antiprolifératives.
L'étude MINGO a inclus 164 patients qui ont été randomisés entre la monothérapie standard durant 12 semaines et la bithérapie (le mycophénolate étant pris jusqu'à 24 semaines).
A 12 semaines, le taux de réponse s'élevait à 49% avec la méthylprednisolone seule et 63% avec l'association méthylprednisolone + mycophénolate. Cela n'atteignait pas la significativité statistique. Mais à 24 semaines, la différence était significative: respectivement 53% et 71% de réponse.
A 36 semaines, en tenant compte de quelques récidives (en nombre similaire dans les deux groupes), 46% des patients avec la monothérapie et 67% avec la bithérapie présentaient une réponse soutenue.
Une amélioration de la qualité de vie a été rapportée par les patients, avec la bithérapie.
Des effets indésirables légers à modérés ont été observés chez respectivement 20% des patients avec la méthylprednisolone et 25% avec méthylprednisolone + mycophénolate.
Dans une autre étude publiée dans le même numéro du Lancet Diabetes & Endocrinology, ce sont deux traitements qui ont été évalués en association avec la méthylprednisolone: l'immunosuppresseur azathioprine et la radiothérapie orbitaire. L'étude conduite chez 126 patients, chez qui la méthylprednisolone était donnée durant 24 semaines (et non 12 semaines comme dans l'autre étude), était factorielle: les patients étaient doublement randomisés entre l'azathioprine et un placebo et entre la radiothérapie et une fausse irradiation.
L'azathioprine, qui a une action antiproliférative comme le mycophénolate, a montré une tendance à une amélioration de l'ophtalmopathie. En raison de la petite taille de l'essai et des patients sortis d'étude, cela n'atteint pas la significativité statistique. Les auteurs estiment que d'autres essais sont nécessaires pour confirmer l'intérêt de ce médicament.
En revanche, la radiothérapie n'a pas montré d'avantage.
(The Lancet Diabetes & Endocrinology, publication en ligne du 30 janvier)
fb/gb/APMnews

[FB9P3J3WR]

Testez APM NEWS et profitez de l'intégralité de nos dépêches

30 à 50 dépêches par jours sur les sujets du domaine de la santé

50 000 utilisateurs en France

20 journalistes experts en France et 3 bureaux en Europe

A lire aussi