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Le VIH infecte directement les ostéoclastes

WASHINGTON, 20 février 2018 (APMnews) - Le VIH est capable d'infecter durablement les ostéoclastes, cellules impliquées dans la destruction osseuse, et d'augmenter leur activité, ce qui expliquerait le risque augmenté d'ostéoporose chez les patients VIH+, et suggère également que ces cellules pourraient constituer un réservoir du virus, selon une étude française publiée dans PNAS.
La diminution de la densité minérale osseuse est fréquente chez les patients infectés par le VIH, augmentant le risque de fracture. Si certains antirétroviraux peuvent contribuer à cette complication, il semble que le VIH lui-même y contribue, rappellent Brigitte Raynaud-Messina de l'université Paul-Sabatier à Toulouse et ses collègues.
Une augmentation des biomarqueurs de résorption osseuse a été observée. Les chercheurs se sont donc intéressés aux ostéoclastes, faisant l'hypothèse d'une activité augmentée, pouvant être liée soit à une activation par des cytokines soit à une infection de ces cellules -qui ont une origine similaire à celle des macrophages- par le VIH. Dans des expériences in vitro, ils montrent que les ostéoclastes sont bien une cible directe du virus.
De plus, l'infection induisait une augmentation de l'activité de résorption osseuse.
Les chercheurs ont également mis en évidence la responsabilité de la protéine nef du virus dans l'augmentation de l'activité des ostéoclastes.
Cette démonstration que les ostéoclastes peuvent être infectés par le VIH suggère que ces cellules à la durée de vie longue pourraient servir de réservoir au virus. Le VIH pourrait d'autant mieux survivre dans l'os que la pénétration osseuse des médicaments est limitée.
(PNAS, publication en ligne du 20 février)
fb/ab/APMnews

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