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Publication du cahier des charges du programme national de dépistage organisé du cancer du col de l'utérus

PARIS, 7 mai 2018 (APMnews) - Le cahier des charges du programme national de dépistage organisé du cancer du col de l'utérus a été publié en annexe d'un arrêté paru au Journal officiel de dimanche.
Le programme national prévoit la généralisation du prélèvement en milieu liquide, par différents professionnels de santé, dont les biologistes et les infirmières, rappelle-t-on (cf dépêche du 20/04/2018 à 18:19).
L'examen cytopathologique de dépistage de prélèvement du col de l'utérus, y compris en phase liquide, fait l'objet d'une prise en charge intégrale par l'assurance maladie, sans avance de frais, sur présentation du courrier d'invitation au programme, indique le texte. Une décision de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam) créant notamment, dans la liste des actes et prestations pris en charge par l'assurance maladie, les actes de frottis du col de l'utérus réalisés dans le cadre du dépistage organisé du cancer du col, a été publiée jeudi au Journal officiel, pour une entrée en vigueur au samedi 2 juin, rappelle-t-on (cf dépêche du 03/05/2018 à 11:11).
L'objectif de la généralisation est de "réduire l'incidence et le nombre de décès par cancer du col de l'utérus de 30% à 10 ans, en atteignant 80% de taux de couverture dans la population cible [toutes les femmes de 25 à 65 ans] et en rendant le dépistage plus facilement accessible aux populations vulnérables et/ou éloignées du système de santé".
Il est prévu "l'envoi d'invitations et de relances" à toutes les femmes qui n'ont pas fait de dépistage spontané dans les trois dernières années, "le suivi de l'ensemble des femmes dont le test de dépistage est positif", la "rationalisation" et l'"amélioration" des pratiques, la mise en place d'actions spécifiques pour les populations vulnérables et/ou éloignées du système de santé, et la "diversification de l'offre de prélèvement".
La diversification de l'offre de prélèvement s'appuiera sur "les médecins généralistes, les gynécologues, les sages-femmes et d'autres professionnels de santé", qui devront bénéficier d'"actions de formation et d'assurance qualité des prélèvements".
Il est également proposé de diversifier les effecteurs et lieux de réalisation des prélèvements cervico-utérins utérins, "en s'appuyant sur les acteurs de proximité". Sont concernés, "conformément aux recommandations de la HAS [Haute autorité de santé]", "les professionnels habilités exerçant dans les laboratoires de biologie médicale et dans les cabinets d'[anatomocytopathologie]" ainsi que "les infirmier(ère)s dans le cadre de protocoles de coopération relatifs au transfert d'actes ou d'activités de soins".
Le programme de dépistage "repose sur un examen cytologique qui permet d'identifier l'existence de cellules anormales à partir d'un prélèvement cervico-utérin réalisé en milieu liquide". A défaut, un examen cytologique à partir d'un prélèvement avec étalement sur lame reste possible, mais il "n'est pas à privilégier" car il peut nécessiter une reconvocation de la patiente en cas de cytologie anormale.
La recherche de l'ADN d'HPV est considérée dans le cadre des examens complémentaires en cas de cytologie anormale, dans la séquence de dépistage en première intention, tout comme le double marquage immunochimique p16/Ki67 et la colposcopie. La conduite à tenir devant une cytologie anormale doit se conformer aux recommandations de bonnes pratiques publiées par l'Institut national du cancer (Inca).
Le cahier des charges enjoint à inviter en priorité, au démarrage du programme, les femmes des tranches d'âge les plus élevés de la population cible, à savoir entre 62 ans et 65 ans échus. "Elle pourront ainsi bénéficier au moins une fois du dépistage organisé, et être conseillées par leur médecin sur l'opportunité de bénéficier d'un suivi individuel", est-il précisé.
(Journal officiel du 6 mai, texte 13)
cd/vl/APMnews

[CD9P8CNLS]

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