dépêche

 - 

Impétigo: l'ozénoxacine topique, rapidement efficace et bien tolérée chez l'enfant et l'adulte

WASHINGTON, 18 juin 2018 (APMnews) - Une crème à base d'ozénoxacine 1%, une quinolone non fluorée, s'est montrée efficace et bien tolérée chez l'adulte et l'enfant dans une étude de phase III parue dans JAMA Dermatology.
Theodore Rosen du Baylor College of Medicine à Houston et ses collègues ont évalué, contre placebo, l'ozénoxacine topique comme traitement de l'impétigo chez 411 patients âgés de 2 mois à 80 ans (18,6 ans en moyenne). Un peu plus de la moitié était âgés de moins de 12 ans, peu d'enfants avaient moins de 6 mois.
L'étude a été financée par Ferrer Internacional, qui développe le produit. Le premier auteur est consultant pour Medimetriks Pharmaceuticals, la société qui possède les droits pour les Etats-Unis, les îles Vierges américaines et Porto Rico (cf APM E_RCP004). Les co-auteurs sont tous employés par l'une ou l'autre firme.
Les lésions étaient plus souvent (53%) localisées sur le visage et près de la moitié (46%) des patients présentaient des lésions sur deux à quatre zones différentes. La bactérie la plus représentée était Staphylococcus aureus (54,3%) devant Streptococcus pyogenes (9,5%).
L'efficacité clinique, définie par un score de 0 (absence) pour cinq symptômes (exsudat, pus, cloques, démangeaisons, douleur) et un score de 1 (modéré) pour l'érythème et l'inflammation s'est montrée significativement plus supérieure après cinq jours de traitement dans le groupe ozénoxacine (54,4%) par rapport au groupe placebo (37,9%).
La supériorité microbiologique était quant à elle supérieure après deux jours de traitement (87,2% contre 63,9%).
Enfin, l'efficacité thérapeutique -combinant à la fois l'efficacité clinique et microbiologique- a été observée plus souvent dans le groupe ozénoxacine (57,6%) que dans le groupe placebo (34,5%).
Le traitement a tout de même été un échec pour 40,8% du groupe ozénoxacine et 61,3% du groupe placebo.
Tous les patients présentant des souches résistantes aux antibiotiques ont présenté une guérison ou une amélioration de leur infection, y compris les dix patients présentant des S. aureus résistants à la mupirocine ou à la méthicilline.
Huit patients parmi les 206 traités avec l'ozénoxacine ont présenté des effets indésirables (aucun n’étant grave), avec seulement un cas potentiellement lié au traitement.
L'ozénoxacine, qui possède une absorption cutanée négligeable, représente un antibiotique topique intéressant non seulement pour améliorer la prise en charge de l'impétigo mais aussi pour limiter le risque de propager l'agent pathogène et transmettre l'infection, jugent les auteurs.
Son principal atout clinique est sa capacité à éradiquer autant les souches sensibles que les souches résistantes aux antibiotiques, dans la mesure où le type de souche et son degré de résistance n'est en général pas connu à l'initiation du traitement, soulignent-ils.
Ces données corroborent un précédent essai de phase III. Ferrer Internacional prépare actuellement un dossier de demande d’autorisation de mise sur le marché en Europe, aux Etats-Unis et au Canada, selon le site du laboratoire espagnol, note-t-on.
(JAMA Dermatology, édition en ligne du 13 juin 2018)
arg/ld/nc/APMnews

[LD2PAIXD6]

Testez APM NEWS et profitez de l'intégralité de nos dépêches

30 à 50 dépêches par jour sur les sujets du domaine de la santé

50 000 utilisateurs en France

20 journalistes experts en France et 3 bureaux en Europe

A lire aussi