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Etudiants en médecine et acteurs hospitaliers appellent à un "choc d'attractivité médicale"

PARIS, 30 juillet 2018 (APMnews) - Les représentants des internes, étudiants en médecine, présidents de CME des CH, CHS et CHU, directeurs de CH, directeurs généraux de CHU, doyens de facultés de médecine ainsi que la FHF enjoignent le président de la République à renforcer l'attractivité de la profession médicale et évoquent des mesures qu'ils jugent urgent de mettre en place, dans une tribune publiée dimanche dans la presse.
Cette tribune est publiée alors que les annonces de l'Elysée concernant la réforme du système de santé sont attendues pour la rentrée, rappelle-t-on (cf dépêche du 04/07/2018 à 10:04).
"Nous avons besoin, monsieur le président, d'un choc d'attractivité médicale", assurent-ils, rappelant que 27,4% des postes de praticien hospitalier à temps plein en établissements publics de santé sont vacants.
Ils appellent Emmanuel Macron à porter une approche "décentralisée, pensée au niveau des territoires", dans le cadre de la réforme du système de santé, mais aussi à "redéfinir les statuts des praticiens et adapter les organisations médicales" tout en "mettant un terme aux écarts de rémunérations et de contraintes entre les différents modes d'exercice".
"Libérons le temps médical [...] arrêtons les injonctions paradoxales et définissons clairement la place et l'avenir de l'hôpital et de ses professionnels", prônent-ils, appelant par ailleurs à s'appuyer davantage sur les paramédicaux en "renouant avec des dynamiques médico-soignantes opérationnelles".

Réformer le statut médical et l'organisation de la formation

Ils militent pour une réforme du statut de médecin, "pour mieux l'adapter à la réalité des besoins", estimant notamment que "la complexité induite par la distinction entre le statut de praticien hospitalier à temps plein et celui de praticien hospitalier à temps partiel doit disparaître au profit d'un statut unique de praticien hospitalier".
Concernant la formation, les signataires plaident pour une organisation "au plus près des lieux d'exercice sur la base d'un diagnostic établi par l'ensemble des acteurs dans le cadre d'une responsabilité populationnelle partagée".
"Nous proposons ainsi de rendre obligatoire la démarche de gestion prévisionnelle des emplois et compétences médicales dans le cadre de conférences hospitalo-universitaires réunissant les coordonnateurs de diplômes, les chefs de service d'une même spécialité et les représentants des établissements", poursuivent-ils, avec pour objectifs la révision "voire la suppression" du numérus clausus, ainsi que la révision des quotas de médecins diplômés hors de l'Union européenne autorisés à exercer.
"Structurons une offre de formation qui favorise les stages en CH qui proposent une réelle plus-value d'apprentissage clinique et technique, et au plus proche des besoins de la population", ajoutent les signataires.
Ces signataires sont : Jean-Baptiste Bonnet, président de l'intersyndicale nationale des internes (Isni), Clara Bonnavion, présidente de l'association nationale des étudiants en médecine de France, le Pr. Michel Claudon, président de la conférence des présidents de commission médicale d'établissements (CME) de CHU, Jean-Pierre Dewitte, président de la conférence des directeurs généraux de CHU, Thierry Gamond-Rius, président de la conférence nationale des directeurs de centres hospitaliers (CH) le Dr Thierry Godeau, président de la conférence des présidents de CME de CH, le Dr Christian Müller, président de la conférence des présidents de CME de centres hospitaliers spécialisés, Maxence Pithon, président de l'Intersyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale (Isnar-IMG), le Pr Jean Sibilia, président de la conférence des doyens des facultés de médecine et Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF).
bd/ab/APMnews

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