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Diminution significative du surpoids chez les garçons entre 2007 et 2016 (Santé publique France)

SAINT-MAURICE (Val-de-Marne), 30 juillet 2018 (APMnews) - La prévalence du surpoids, incluant l'obésité, a diminué de façon significative chez les garçons, passant de 18% en 2007 à 14,4 % en 2016, selon un rapport publié par Santé publique France jeudi.
Après une augmentation des prévalences du surpoids (y compris l'obésité) chez les enfants en France jusqu’en 2000, une stabilisation avait été observée, rappelle Santé publique France dans son rapport.
L'agence sanitaire a évalué la corpulence des enfants de 7 à 9 ans scolarisés en CE1-CE2 en France au sein de trois études similaires en 2000, 2007 et 2016, afin de suivre l’évolution de ces prévalences. Dans des écoles sélectionnées aléatoirement sur l’ensemble du territoire métropolitain, le personnel infirmier de l’éducation nationale a mesuré le poids et la taille des élèves.
La prévalence du surpoids, dont l'obésité, a diminué de façon significative chez les garçons, passant de 18% en 2007 à 14,4 % en 2016, constate Santé publique France.
Même si cette baisse était observée de façon significative pour l’ensemble des deux sexes (16,5% en 2016 contre 19,5% en 2007), la baisse n’était pas significative chez les filles, mais la stabilisation du surpoids s'est confirmée chez ces dernières (18,7% en 2016 contre 21% en 2007).
Concernant l'obésité elle-même, les prévalences s'élevaient à 4,5% en 2007 chez les filles comme chez les garçons. Une tendance à la baisse chez les garçons, et une tendance à l’augmentation chez les filles, toutes deux non significatives, ont cependant été observées entre 2007 et 2016 (3,2% chez les garçons et 5,5% chez les filles).
L'agence souligne que pour la première fois, l'écart entre filles et garçons pour la prévalence du surpoids (dont obésité) était significatif par rapport aux précédents résultats de 2000 et 2007.
"Ces tendances nécessiteront d’être confirmées par d’autres études, et analysées plus en détails afin d’appréhender les raisons de ces évolutions différenciées entre sexes", expliquent les auteurs du rapport.
Selon eux, un autre résultat notable de cette étude est l’augmentation de la prévalence de la minceur, notamment chez les filles. "La prévalence de la minceur globale a significativement augmenté, passant de 9,5 % en 2007 à 13,7 % en 2016", précisent-ils.
"Ce résultat vient renforcer l’observation déjà faite dans la comparaison des études ENNS et ESTEBAN, entre 2006 et 2015, et qui relevait une augmentation de la minceur dans une classe d’âge proche, les 11-14 ans", estiment-ils.
"Certes, il ne s’agit pas ici, pour la grande majorité de ces jeunes filles, d’un état de minceur relevant d’un niveau de maigreur pathologique, mais cette évolution nécessite néanmoins de s’en préoccuper, d’avoir présent à l’esprit cet état de fait dans la conduite des politiques qui devront être mises en place en matière de corpulence, et de poursuivre les analyses sur les éventuels facteurs associés à cette minceur", concluent-ils.
cab/cd/ab/APMnews

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