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VIH: maintien à 3 ans de l'efficacité de la bithéraphie antirétrovirale en injection mensuelle ou bimestrielle

LONDRES, 30 octobre 2018 (APMnews) - La bithérapie cabotegravir + rilpivirine injectée toutes les 4 ou 8 semaines a permis de maintenir un taux élevé de réponse virologique à 160 semaines chez des patients VIH+, selon des résultats de phase IIb annoncés par ViiV Healthcare dans un communiqué diffusé lundi.
Des résultats positifs à 96 semaines de cet essai de phase IIb LATTE-2 avaient été présentés en 2017 au congrès de l'International AIDS Society (IAS) à Paris, rappelle-t-on (cf dépêche du 24/07/2017 à 18:54). Les nouvelles données à 160 semaines doivent faire l'objet d'une présentation orale mercredi, au congrès HIV Glasgow Drug Therapy 2018.
L'objectif de cet essai randomisé était d'évaluer l'efficacité et la sécurité de l'association entre l'inhibiteur d'intégrase expérimental cabotegravir (ViiV Healthcare) et l'inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (INNTI) rilpirivine (Edurant*, Janssen, groupe Johnson & Johnson), administrée sous forme d'injections intramusculaires mensuelles ou bimestrielles, pour maintenir une charge virale indétectable chez des patients VIH+ (115 patients dans chaque bras). Le comparateur était une trithérapie antirétrovirale orale (56 patients).
A 160 semaines, 83% (95 sur 115) des patients recevant une injection mensuelle et 90% (104 sur 115) de ceux recevant une injection bimestrielle présentaient une charge virale contrôlée.
Les patients sous trithérapie antirétrovirale orale ont eu la possibilité, à 96 semaines, de switcher vers la bithérapie injectable. Parmi eux, 100% (10 sur 10) et 97% (33 sur 34) ont présenté une charge virale contrôlée à 160 semaines (soit 64 semaines de traitement injectable) avec la bithérapie mensuelle et bimestrielle, respectivement.
Si quelques échecs virologiques avaient été observés à 48 semaines (respectivement deux et un avec les injections bimestrielles et mensuelles), ViiV Healthcare souligne qu'il n'y a pas eu d'échec supplémentaire entre 48 et 160 semaines.
Des réactions au site d'injection ont été observées pour une majorité de participants. Elles étaient légères dans 85% des cas, modérées dans 14% des cas, et ont disparu dans les 7 jours dans 87% des cas. Les autres effets indésirables les plus fréquents étaient des rhinopharyngites (38%), des diarrhées (22%) et des céphalées (22%). Pour 10% (12 sur 115) des patients sous bithérapie mensuelle et 3% (3 sur 115) de ceux sous bithérapie bimestrielle, les effets indésirables ont conduit à un arrêt du traitement.
"Ces données à 3 ans montrent que le cabotegravir et la rilpivirine, administrés sous forme de régime thérapeutique injectable à action prolongée, peuvent constituer une alternative au traitement oral quotidien, ce qui permet de passer de 365 doses annuelles à 12", a commenté le directeur scientifique et médical de Viiv Healthcare, John Pottage Jr, dans le communiqué.
Evaluée en phase III à un rythme d'injection mensuel, la bithérapie cabotegravir + rilpivirine s'est montrée efficace pour maintenir à 48 semaines une charge virale indétectable chez des patients VIH+ précédemment sous trithérapie, rappelle-t-on (cf dépêche du 16/08/2018 à 11:28).
sb/ab/APMnews

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