dépêche

 - 

DMLA: efficacité comparable avec moins d'injections d'anti-VEGF si l'on tolère une persistance de liquide sous-rétinien

WASHINGTON, 11 décembre 2018 (APMnews) - Une stratégie de traitement de la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) de type Treat & Extend qui tolère une persistance de liquide sous-rétinien permet d'obtenir une efficacité comparable à la stratégie habituelle où l'on cherche un assèchement total, avec moins d'injections d'anti-VEGF, selon une étude randomisée australienne publiée dans Ophthalmology.
La stratégie Treat & Extend a montré la possibilité d'avoir une efficacité similaire à une stratégie d'injections mensuelles, mais habituellement, avant de passer à des espacements d'injections potentiellement plus longs, on attend d'avoir asséché à la fois l'espace intrarétinien et l'espace sous-rétinien. Or, des études ont suggéré que l'efficacité n'était pas diminuée quand il restait du liquide sous-rétinien, rappellent Robyn Guymer du Royal Victoria Eye & Ear Hospital à Melbourne et ses collègues.
De plus, assécher complètement l'espace sous-rétinien demande plus d'injections. Or, des travaux ont montré qu'un nombre élevé d'injections favorisait l'atrophie. Il y aurait donc un intérêt à diminuer le nombre d'injections, si l'on arrive à avoir une efficacité comparable, supposent-ils.
Dans l'étude FLUID, ils ont évalué cette possibilité. Chez 349 patients présentant une DMLA avec néovascularisation choroïdienne non traitée auparavant, une stratégie Treat & Extend classique avec assèchement à la fois de l'espace intrarétinien et de l'espace sous-rétinien a été comparée à une stratégie avec assèchement seulement de l'espace intrarétinien.
L'étude, réalisée avec le ranibizumab (Lucentis*, Novartis), durait deux ans, à l'issue desquels 279 patients ont pu être évalués.
Globalement, le gain d'acuité visuelle moyen était de 3 lettres avec le Treat & Extend classique et 2,6 lettres avec la stratégie acceptant une persistance de liquide sous-rétinien. La différence n'était pas statistiquement significative et la non-infériorité de cette stratégie était démontrée.
La proportion de patients dont l'acuité visuelle était supérieure à 20/40 était similaire: respectivement 53,5% et 56,6%. Et la proportion dont l'acuité visuelle était inférieure à 20/200 était respectivement 8,7% et 8,1%.
La stratégie acceptant une persistance de liquide sous-rétinien a permis de diminuer légèrement le nombre d'injections, qui était en moyenne de 15,8 sur 2 ans, contre 17 injections dans l'autre groupe.
La proportion de patients qui n'ont jamais pu avoir d'extension du délai d'injection au-delà de 4 semaines était de seulement 2,8% avec la stratégie acceptant une persistance de liquide sous-rétinien, contre 13,5% avec la stratégie habituelle. Et la proportion de patients qui ont pu avoir des extensions jusqu'à 12 semaines et ont maintenu ce délai était respectivement de 29,6% et 15%.
(Ophthalmology, publication en ligne du 29 novembre)
fb/nc/APMnews

[FB3PJKJFD]

Testez APM NEWS et profitez de l'intégralité de nos dépêches

30 à 50 dépêches par jour sur les sujets du domaine de la santé

50 000 utilisateurs en France

20 journalistes experts en France et 3 bureaux en Europe

A lire aussi