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Les dépenses publiques et l'organisation de l'Etat parmi les thèmes du grand débat national

PARIS, 14 janvier 2019 (APMnews) - Les dépenses publiques et l'organisation de l'Etat figurent parmi les thèmes du grand débat national lancé par le président de la République, constate-t-on à la lecture de la lettre d'Emmanuel Macron aux Français, rendue publique dimanche soir.
Ce débat, qui a été décidé dans le cadre du mouvement des "gilets jaunes", commence lundi et se déroulera jusqu'au 15 mars.
Si la santé et l'accès aux soins ne sont pas mentionnés en tant que tels parmi les 4 grands thèmes de ce débat, certains sujets et questions posés peuvent toutefois conduire à évoquer par exemple la place de l'administration de la santé ou les établissements publics de santé, note-t-on.
Le premier thème porte en effet sur "nos impôts, nos dépenses et l'action publique" et le 2e sur "l’organisation de l'Etat et des collectivités publiques".
Observant que l'impôt "finance nos services publics" et "vient rémunérer les professeurs, pompiers, policiers, militaires, magistrats, infirmières et tous les fonctionnaires qui oeuvrent à votre service", le chef de l'Etat propose aux Français d'aller plus loin sur cette question en s'interrogeant notamment sur les "économies" qui apparaissent "prioritaires", sur les services publics qui semblent "dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité" ou, à l'inverse, sur "les besoins nouveaux de services publics". "Comment les financer?", interroge aussi Emmanuel Macron.
Il précise que le gouvernement "a commencé à répondre" aux critiques sur le "pacte social" actuel, notamment à travers la stratégie de santé et celle de lutte contre la pauvreté.
Le 2e sujet pouvant conduire à aborder celui de l'administration de la santé porte sur "l'organisation de l'Etat et des collectivités publiques".
"Les services publics ont un coût mais ils sont vitaux", souligne Emmanuel Macron en évoquant notamment les "hôpitaux".
"Y-a-t-il trop d'échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d'action au plus près des citoyens? A quels niveaux et pour quels services?", demande-t-il.
"Comment voudriez-vous que l'Etat soit organisé et comment peut-il améliorer son action? Faut-il revoir le fonctionnement de l'administration et comment?", interroge-t-il également.
Et "comment l'Etat et les collectivités locales peuvent-ils s'améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous?", ajoute-t-il.
Les deux autres sujets du grand débat sont relatifs à "la transition écologique", et son financement, et à "la démocratie et la citoyenneté".
Le chef de l'Etat invite cependant les Français à "évoquer n'importe quel sujet concret dont [ils auraient] l'impression qu'il pourrait améliorer [leur] existence au quotidien".
Il précise que les propositions qui seront faites "permettront de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l'action du gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international".
"Je vous en rendrai compte directement dans le mois qui suivra la fin du débat", ajoute-t-il.
Le ministre chargé des collectivités territoriales, Sébastien Lecornu, et la secrétaire d'Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, Emmanuelle Wargon, vont être chargés d'animer le "grand débat national", a indiqué lundi l'agence Reuters en citant une source gouvernementale.
Selon RTL, ce tandem pourrait être complété par "un duo de sages" garants "du bon déroulé de ce débat" composé de l'ancienne patronne de la CFDT Nicole Notat et de l'ancien dirigeant de la RATP et de la Poste Jean-Paul Bailly.

La FHF aurait aimé que l'accès aux soins soit un des thèmes du débat

Dans une lettre datée du 11 janvier et adressée à Emmanuel Macron, le président de la Fédération hospitalière de France (FHF), Frédéric Valletoux, avait réitéré sa demande que le sujet de "l'accès aux soins" figure parmi les thèmes du grand débat national (cf dépêche du 17/12/2018 à 12:44).
Dans sa lettre dont APMnews a eu copie, le président de la FHF indique que ce sujet est "primordial pour beaucoup de Français", d'autant que "de plus en plus de Français renoncent encore à se faire soigner, soit pour des raisons économiques, soit parce qu'ils vivent dans des 'déserts médicaux'".
Il remarque aussi que la préparation de "Ma santé 2022" et du futur plan grand âge autonomie ont donné lieu à des consultations mais qui ont été "réservées à l'entre-soi des professionnels, des spécialistes et des experts". "Or ces enjeux de société intéressent l'ensemble des Français", souligne-t-il.
san/sl/APMnews

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