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Cancer de l'ovaire récidivant: une immunothérapie cellulaire améliore la survie globale

HONOLULU, 20 mars 2019 (APMnews) - Une immunothérapie cellulaire personnalisée, s'appuyant sur les propres cellules dendritiques des malades, a amélioré la survie globale de patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire récidivant, par rapport à la chimiothérapie seule, selon des résultats de phase II présentés lors du congrès annuel de la Society for Gynecologic Oncology (SGO) à Honolulu.
Le produit DCVAC/OvCa de la société Sotio est appelé vaccin à base de cellules dendritiques dans le diaporama de l’investigateur David Cibula, de l'hôpital universitaire de Prague.
Cette immunothérapie cellulaire est produite pour chaque patiente, en utilisant des cellules dendritiques, afin de provoquer une réaction immunitaire contre les antigènes tumoraux. Les cellules dendritiques sont obtenues in vitro à partir des monocytes de la patiente. Elles sont ensuite exposées aux cellules tumorales de la patiente. Le vaccin thérapeutique personnalisé ainsi produit peut être congelé pour espacer les administrations.
A Honolulu, David Cibula a présenté les résultats d'un essai randomisé de phase II, évaluant le composé en deuxième ligne, chez des patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire récidivant après une chimiothérapie standard (de carboplatine et gemcitabine).
L'essai a été conduit auprès de 71 patientes randomisées en ouvert entre une chimiothérapie de six cycles administrée seule ou avec l'immunothérapie cellulaire en parallèle.
Les résultats en termes de survie sans progression n'étaient pas statistiquement significatifs. Elle était en médiane de 11,3 mois avec l'immunothérapie cellulaire, contre 10,1 mois dans le groupe contrôle.
En revanche, une réduction significative du risque de décès de 62% a été observée. En médiane, la survie globale des femmes ayant bénéficié de l'immunothérapie était de 32,5 mois, versus 22,2 mois chez celles ayant reçu la chimiothérapie seule.
A deux ans, 73% des femmes traitées avec l'immunothérapie vivaient, contre 41% dans le groupe chimiothérapie seule.
L'investigateur fait état d'un profil de sécurité "favorable". Aucune des participantes n'a interrompu le traitement en raison des effets secondaires.
Cette stratégie thérapeutique est également développée dans le cancer du poumon et de la prostate.
vib/vl/APMnews

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