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Risque d'HTAP avec des anticancéreux de la classe des inhibiteurs de protéine kinases

LONDRES, 25 mars 2019 (APMnews) - Un signal d'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) a été associé à des anticancéreux de la classe des inhibiteurs de protéines kinases dans la base de données de pharmacovigilance de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), selon une étude française.
Les HTAP ont différentes étiologies dont une origine médicamenteuse. Parmi les médicaments responsables, l'inhibiteur de protéines kinases dasatinib a été associé à plusieurs cas depuis 2009 et plus récemment, le bosutinib (Bosulif*, Pfizer), le ponatinib (Iclusig*, Ariad Pharma) et le lapatinib (Tyverb*, Novartis) ont aussi été associés à des cas d'HTAP incidents ou d'aggravation d'HTAP existante, indiquent Lucie Cornet et le Dr Charles Khouri du CHU de Grenoble et leurs collègues dans l'European Respiratory Journal (ERJ).
Pour mieux comprendre les mécanismes potentiels sous-jacents à l'HTAP, événement rare mais sévère, les chercheurs ont combiné une approche de pharmacovigilance et de pharmacodynamie.
Ils ont commencé par une analyse de disproportionnalité sur la base de données de pharmacovigilance de l'OMS. Au 31 décembre 2017, un total de 286.834 rapports de cas individuels ont été enregistrés pour des patients traités par un total de 22 inhibiteurs de protéines kinases, parmi lesquels 733 cas d'HTAP. Après exclusion des cas associés à d'autres étiologies d'HTAP, l'analyse a porté sur 442 cas.
Un signal positif a été identifié pour le dasatinib, avec un ratio des cas rapportés par rapport aux non-cas (ROR) de 28,6; le bosutinib, avec un ROR de 13,4; le ponatinib, avec un ROR de 3,9; le ruxolitinib (Jakavi*, Incyte/Novartis), avec un ROR de 3,7, et le nilotinib (Tasigna*, Novartis), avec un ROR de 3,4.
L'analyse des données de pharmacodynamie de ces médicaments a mis en évidence 5 protéines kinases associées de manière significative aux signaux de disproportionnalité identifiés: c-src, c-yes, Lck et Lyn, toutes de la famille des kinases de la famille des protéines SRC, ainsi que les protéines TEC.
Ces résultats contribuent à une meilleure compréhension de l'HTAP induite par les inhibiteurs de protéines kinases et à l'identification des cibles d'intérêt potentielles, concluent les chercheurs.
(ERJ, édition en ligne du 7 mars)
ld/ab/APMnews

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