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Génériques: hausse du taux de prescriptions dans le répertoire en 2018 (Cnam)

PARIS, 8 avril 2019 (APMnews) - Le taux de prescriptions dans le répertoire des génériques "a continué de progresser" pour atteindre 46,8% en 2018, indique la Caisse nationale de l'assurance maladie (Cnam) dans un bilan à mi-parcours du plan national de gestion du risque et d'efficience du système de soins (PNGDRESS) pour 2018-2019, qu'APMnews a pu consulter.
Dans ce document présenté fin mars, l’assurance maladie estime que les objectifs de maîtrise médicalisée fixés pour 2018 n’ont été atteints qu’à 65%, pour une économie globale de 471 millions d’euros au lieu des 730 millions attendus, rappelle-t-on (cf dépêche du 27/03/2019 à 17:50).
Elle se fixe pour 2019 un objectif d’économies de 780 millions d'euros, dont 430 millions sur les produits de santé (cf dépêche du 27/03/2019 à 17:51).
Pur 2018, elle explique par ailleurs que le taux de prescriptions dans le répertoire des génériques "a continué de progresser", atteignant 46,8% contre 42,9% en 2015.
La stratégie nationale de santé (SNS) 2018-2022 a fixé un objectif de 50% de prescriptions de génériques au sein du répertoire en 2020 et une pénétration des biosimilaires de 80% d'ici 2022, rappelle-t-on (cf dépêche du 03/01/2018 à 12:30).
La part de marché des génériques dans le répertoire est ressortie à 81,9% en 2018.
Sur les biosimilaires, la Cnam dit avoir mené des actions de sensibilisation et de maîtrise médicalisée pour augmenter la part de prescriptions de ces produits.
Ainsi, le taux de pénétration inter-régimes des biosimilaires des anti-TNF alpha s’est établi à 13,2% en 2018 et celui de l’insuline glargine à 11,9%. La Mutualité sociale agricole (MSA) a enregistré des taux supérieurs à 13,6% pour la première classe de médicaments et 33% pour la seconde.
"Depuis la mise en oeuvre de l’interchangeabilité et des plans d’action régionaux en faveur des biosimilaires, ces médicaments ont été largement adoptés par les établissements de santé. Les biosimilaires progressent plus lentement en ville, car les prescripteurs hospitaliers étaient jusqu’à récemment peu sensibilisés sur leurs prescriptions exécutées en ville (PHEV)", commente la Cnam.
Pour inciter à la prescription hospitalière de biosimilaires lorsqu’ils sont délivrés en ville, deux dispositifs d’intéressement des hôpitaux ont été mis en place à partir de février 2018 (cf dépêche du 14/03/2018 à 19:04 et dépêche du 26/03/2019 à 09:47), dont une expérimentation dans le cadre de l’article 51 de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2018 sur les anti-TNF alpha étanercept et adalimumab, ainsi que sur l’insuline glargine (cf dépêche du 15/02/2019 à 10:35).
En parallèle, "pour aider les établissements à suivre leur recours aux biosimilaires", l’assurance maladie a mis à disposition à la fin du premier semestre 2018 un nouveau profil "PHEV-biosimilaire" permettant "le suivi des prescriptions des médicaments des groupes biologiques similaires".
Il comporte notamment les données correspondant au suivi de l’indicateur obligatoire du Caqes (contrat d’amélioration de la qualité et de l’efficience des soins) "nombre de boîtes de médicaments biosimilaires prescrites par les praticiens de l’établissement/nombre de boîtes prescrites de médicaments biologiques appartenant à la liste de référence des groupes biologiques similaires pour les PHEV".
Le profil concerne six classes de médicaments biologiques pour lesquels des biosimilaires sont commercialisés: époétine, étanercept, filgrastim, follitropine, insuline glargine et somatropine.
Toujours en matière de PHEV, la Cnam indique qu'en ville, le taux de transmission du numéro RPPS (répertoire partagé des professionnels de santé) des prescripteurs hospitaliers a atteint 64,1% en août 2018.
"La progression de ce taux de transmission permet d’avoir une connaissance plus fine des prescriptions hospitalières et ainsi de pouvoir ajuster les actions de maîtrise médicalisée", souligne-t-elle.

Baisse de 1% des boîtes d'antibiotiques délivrées

Enfin, elle fait savoir que le nombre de boîtes d’antibiotiques délivrées en 2018 a diminué de 1% en inter-régimes, la MSA enregistrant à elle seule un recul de 2,3%.
Au sein de la cohorte des antibiotiques les plus générateurs d’antibiorésistance, la baisse du nombre de boîtes délivrées est ressortie à 5,5% en inter-régimes. Cette cohorte se compose de l’association amoxicilline + acide clavulanique, des fluoroquinolones et des céphalosporines de troisième génération.
La Cnam indique qu’elle finalise avec les observatoires des médicaments, dispositifs médicaux et innovations thérapeutiques (Omedit) un atlas de la perfusion à domicile d’antibiotiques qui permettra de comparer les données des années 2016 à 2018.
Santé publique France avait annoncé en novembre 2018 que la consommation d'antibiotiques de ces 10 dernières années tendait à augmenter en ville et qu'elle était stable au sein des établissements de santé (cf dépêche du 16/11/2018 à 13:53).
gb/nc/APMnews

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