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DMLA: 4 caractéristiques à l'OCT associées à la progression vers un stade avancé

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WASHINGTON, 4 juin 2019 (APMnews) - Chez les patients qui présentent une dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) néovasculaire à un oeil et un début de DMLA à l'autre oeil, plusieurs caractéristiques détectées par tomographie par cohérence optique (OCT) permettraient d'identifier précocement les patients dont le deuxième oeil va évoluer vers une forme sévère, selon une étude américaine publiée dans Ophthalmology.
Des études ont montré l'intérêt d'une détection précoce et d'une intervention rapide dans la DMLA exsudative, d'où l'intérêt d'identifier les yeux à un stade le plus précoce possible de la maladie, rappellent Marco Nassisi du Doheny Eye Institute à Los Angeles et ses collègues. Quant à la DMLA sèche, bien qu'il n'y ait pas encore de traitement, on peut espérer en avoir dans un futur proche et la détection précoce pourrait aussi avoir son importance.
Plusieurs études rétrospectives ont mis en évidence plusieurs caractéristiques à l'OCT qui semblent associées à la progression de la DMLA. Les chercheurs ont voulu les confirmer dans une étude prospective.
Ils ont étudié 501 patients qui avaient été inclus dans l'étude HARBOR, laquelle évaluait le ranibizumab (Lucentis*, Novartis) en traitement de la DMLA néovasculaire dans un oeil. L'autre oeil de ces patients présentait une DMLA précoce ou intermédiaire. Une OCT a été réalisée au début de l'étude.
Après 2 ans de suivi, ce deuxième oeil avait évolué vers une forme sévère dans un tiers des cas (dans 20,1% vers une atrophie complète et 12,2% vers une forme néovasculaire).
Les 4 caractéristiques qui avaient été identifiées dans les études rétrospectives ont été confirmées dans ce travail prospectif. La présence de foci rétiniens hyperréflexifs était le marqueur le plus fort: cela multipliait par 5,2 le risque de progression vers une forme sévère (les deux formes de DMLA étant concernées).
Des foci hyporéflexifs au sein de lésions drusénoïdes multipliaient le risque par 2,4 et des dépôts drusénoïdes sous-rétiniens multipliaient le risque par 1,9. Et un volume des drusens supérieur à 0,03 mm3 multipliait le risque par 1,5, mais cela ne concernait que la progression vers une atrophie.
Les chercheurs estiment que ces caractéristiques "pourraient être utilisées pour guider le pronostic en pratique clinique, déterminer les intervalles de ré-évaluation et sélectionner les yeux les plus à risque pour de futures études randomisées de traitement précoce".
Les facteurs démographiques tels que l'âge et le sexe, ainsi que le tabagisme, n'étaient pas associés au risque de progression du deuxième oeil, du moins sur les deux années de suivi de cette étude.
(Ophthalmology, publication en ligne du 28 mai)
fb/ab/APMnews

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