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Diabète ou prédiabète: le bénéfice de la metformine avec ou sans liraglutide ne perdure pas après arrêt

WASHINGTON, 24 juin 2019 (APMnews) - Le bénéfice de la metformine, seule ou combinée au liraglutide, sur la fonction bêta de personnes traitées en tout début de diabète ou en prédiabète s’interrompt à l’arrêt du traitement, selon une étude parue dans Diabetes Care.
Le consortium RISE (Restoring Insulin Secretion) a réalisé cette étude sur 197 patients présentant une intolérance au glucose et 70 autres tout juste diagnostiqués d’un diabète de type 2.
Dans cet essai, financé par le National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases (NIDDK) américain, plusieurs stratégies de traitement ont été comparées: la metformine seule pendant un an, l’insuline glargine pendant 3 mois suivie de la metformine pendant 9 mois, l’association metformine + liraglutide ou un placebo, pendant un an.
Tous les traitements actifs ont amélioré le taux d’hémoglobine glyquée et abaissé le poids. L’amélioration la plus forte a été observée dans le groupe traité par la bithérapie metformine + liraglutide.
A un an, la sécrétion de peptide C en réponse au glucose s’est améliorée dans les trois groupes et était, là encore, plus importante dans le groupe metformine + liraglutide.
En revanche, et de manière inexpliquée, la sécrétion de peptide C en réponse à l’arginine était réduite dans le groupe metformine + liraglutide. Peut-être parce que l’effet des agonistes du GLP-1 sur la fonction bêta sont spécifiques des réponses stimulées par le glucose, suggèrent les auteurs.
Malgré ces effets positifs, trois mois après l’arrêt du traitement, aucune persistance de l'amélioration de la fonction bêta n’a pu être observée dans chacun de ces trois groupes.
Cela contraste avec des résultats obtenus avec des traitements à base d’insuline dont les effets perduraient après l’arrêt du traitement, relèvent les auteurs.
La metformine ne semble donc pas avoir d’effet sur la progression sous-jacente de la dysfonction bêta, malgré une amélioration des paramètres métaboliques.
Ces traitements doivent donc être poursuivis pour protéger la fonction bêta même dans les stades précoces de diabète et dysglycémies.
"Dans l’ensemble, ces données, considérées avec d’autres tentatives d’inverser le déclin de la fonction bêta, plaident contre l’évaluation de nouvelles stratégies incluant l’arrêt du traitement chez les patients à risque de diabète ou atteints depuis peu d’un diabète", concluent les auteurs.
(Diabetes Care, édition en ligne du 9 juin 2019)
arg/fb/nc/APMnews

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