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Médicaments prescrits à l'hôpital délivrés en ville: nette augmentation des dépenses en 2018 (infographies)

PARIS, 22 juillet 2019 (APMnews) - Le montant des dépenses remboursées par l'assurance maladie pour des médicaments prescrits dans les hôpitaux publics ou les établissements de santé privés d'intérêt collectif (Espic) et délivrés en ville a bondi de près de 10% en 2018, montre une analyse des données Open PHMEV réalisée par APMnews.
Selon des données MedicAM, les remboursements de médicaments en ville ont augmenté de 3,9% à 19,6 milliards d'euros en 2018, avec des croissances de 0,4% à 12,2 milliards pour les prescriptions de médecins libéraux mais de 10,3% à 7,4 milliards pour les médecins salariés.
Pour les seuls hôpitaux et Espic (données PHMEV de l'assurance maladie), le montant des dépenses remboursées en ville (hors honoraires de dispensation) a bondi de 9,3%, un rythme plus de deux fois supérieur à celui observé ces dernières années. Parallèlement, les volumes ont augmenté de seulement 2,8% (à 242,6 millions de boîtes) en 2018.

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A titre de comparaison, les dépenses de la liste en sus pour les médicaments ont reculé de 0,4% en valeur et de 4,6% en volume en 2018.
L'essentiel de la croissance en valeur des remboursements de médicaments prescrits à l'hôpital ou en Espic et remboursés en ville (+561,6 millions d'euros en un an) est dû à la progression des dépenses pour le remboursement des médicaments de la classe des antinéoplasiques et immunomodulateurs (+468,1 millions).
Leur part dans le total est d'ailleurs passée de 40,7% en 2017 à 44,4% en 2018 (vs 36,1% en 2014).

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Et deux médicaments expliquent à eux seuls 40% de la croissance des dépenses: Imbruvica* (ibrutinib, Janssen, groupe Johnson & Johnson/AbbVie, +118 millions d'euros), indiqué dans les cancers hématologiques, et le traitement du cancer du sein Ibrance* (palbociclib, Pfizer, +115 millions).
Deux médicaments de Novartis, Jakavi* (ruxolitinib), indiqué dans des maladies hématologiques rares, et le traitement du mélanome Tafinlar* (dabrafénib) ont également fortement contribué à la hausse des dépenses.
Logiquement, les établissements les plus contributeurs à l'augmentation des dépenses sont les centres de lutte contre le cancer (CLCC), qui affichent une croissance de 37,8% alors qu'elle n'est que de 5,4% pour les trois grands CHU (AP-HP, HCL et AP-HM) ou de 12% pour les centres hospitaliers.
Les CLCC ne représentent toutefois que 5,6% des dépenses pharmaceutiques prescrites à l'hôpital ou en Espic et remboursées en ville.

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eh/nc/APMnews

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