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VIH: le switch vers Genvoya* non-inférieur au maintien d'un traitement incluant abacavir-lamivudine

WASHINGTON, 16 août 2019 (APMnews) - Chez des patients VIH+ contrôlés par une trithérapie incluant les nucléosides abacavir et lamivudine, passer à l'association elvitégravir-cobicistat-emtricitabine-ténofovir alafénamide (Genvoya*, Gilead) est non-inférieur au maintien de la trithérapie, selon une étude randomisée publiée par AIDS.
Les auteurs de cette étude financée par Gilead rappellent qu'en raison de la nécessité de traiter à vie les patients VIH+, la question de la toxicité du traitement à long terme se pose. L'abacavir a été associé dans des études à un risque cardiovasculaire. L'objectif de l'étude était d'évaluer la possibilité de switcher vers une association antirétrovirale ne contenant pas cet inhibiteur nucléosidique, en l'occurrence Genvoya*, qui contient les nucléos(t)ides emtricitabine et ténofovir (ce dernier étant sous forme alafénamide, ayant un risque rénal et osseux réduit).
L'étude publiée par Giuliano Rizzardini de l'ASST Fatebenefratelli Sacco à Milan et ses collègues a inclus 274 patients qui étaient contrôlés (moins de 50 copies/ml) avec une trithérapie à base d'abacavir et de lamivudine, avec un troisième agent. Ils ont été randomisés dans des proportions 2:1 entre un switch vers Genvoya* immédiat ou le maintien de la trithérapie initiale (le switch étant fait seulement 24 semaines après). Les résultats à 24 semaines étaient évalués.
Le taux de maintien du contrôle virologique s'est élevé à 93,4% avec le switch et 97,8% avec le maintien du traitement initial. Bien que le résultat semble un peu moins bon avec le switch, il était plus lié à des absences de données pour certains patients qu'à des échecs virologiques, et était statistiquement non-inférieur au maintien du traitement initial, indiquent les auteurs.
Le taux global d'effets indésirables était similaire dans les deux groupes. Il y a eu 4% d'arrêt de traitement en raison d'effets indésirables avec elvitégravir-cobicistat-emtricitabine-ténofovir alafénamide et aucun avec abacavir-lamivudine + un 3e agent.
Les marqueurs de la fonction rénale se sont améliorés avec elvitégravir-cobicistat-emtricitabine-ténofovir alafénamide.
Les patients ont rapporté une meilleure satisfaction après le switch.
Les chercheurs estiment qu'elvitégravir-cobicistat-emtricitabine-ténofovir alafénamide constitue donc une option acceptable pour des patients sous abacavir-lamivudine + un 3e agent souhaitant changer de traitement dans l'optique d'une amélioration du profil de sécurité à long terme, d'autant qu'une amélioration de la satisfaction a été observée.
(AIDS, vol.33, n°10, p1583-1593)
fb/vl/APMnews

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