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Recommandations américaines sur le traitement des migraines de l'enfant et l'adolescent

WASHINGTON, 19 août 2019 (APMnews) - L'American Academy of Neurology (AAN), la Child Neurology Society (CNS) et l'American Headache Society (AHS) publient des recommandations sur le traitement des crises de migraine et le traitement prophylactique chez l'enfant et l'adolescent.
Un groupe de travail a passé en revue la littérature publiée depuis 2004, date des dernières recommandations, et publié dans deux articles les recommandations pour le traitement des crises d'une part, et le traitement prophylactique d'autre part.
Parmi l'ensemble des données, seulement celles sur le soulagement total de la douleur deux heures après l'administration du traitement présentent un niveau élevé de confiance pour le sumatriptan + le naproxène à 10/60 mg, 30/180 mg et 85/500 mg en comprimé ainsi que le zolmitriptan à 5 mg en spray nasal.
Ce dernier présente des preuves modérées sur le soulagement total de la douleur une heure après l'administration.
Avec un niveau modéré également, l'ibuprofène à 7,5-10 mg/kg en solution orale et le sumatriptan à 20 mg en spray nasal soulagent la douleur à deux heures.
Les niveaux de preuves pour une réduction de la douleur 30 minutes, une heure ou deux heures après l'administration sont globalement faibles, voire insuffisantes.
Outre un diagnostic précis du type de céphalées, les experts recommandent l'ibuprofène en solution orale pour réduire la douleur chez l'enfant et l'adolescent migraineux et chez l'adolescent en particulier, les triptans peuvent aussi être prescrits. En cas de réponse insuffisante, l'ibuprofène ou le naproxène peut être ajouté.
Ils rappellent que les triptans ne doivent pas être prescrits notamment en cas d'antécédents de maladies vasculaires ischémiques, qu'ils sont plus efficaces lorsque la crise débute et qu'ils peuvent être pris pour les crises avec aura en particulier.
Concernant les autres symptômes associés à la migraine, il est recommandé de proposer des traitements anti-émétiques en cas de nausées et vomissements.
Pour le traitement prophylactique, il s'agit tout d'abord d'expliquer aux familles que le mode de vie et les comportements peuvent avoir un impact sur la fréquence des crises et qu'il est important d'identifier les facteurs potentiellement modifiables.
Lorsqu'un traitement pharmacologique à visée prophylactique est initié, les médecins doivent informer les familles des résultats négatifs obtenus dans la majorité des essais cliniques pédiatriques.
Il est possible de proposer l'amitriptyline associée à la thérapie cognitivo-comportementale pour réduire la fréquence des crises ou le nombre de jours avec des céphalées.
Les autres traitements qui peuvent réduire la fréquence des céphalées sont le topiramate et la cinnarizine, avec un niveau de preuves modéré.
Les experts formulent par ailleurs des recommandations sur l'évaluation régulière du profil bénéfices/risques des traitements prescrits et sur la question des médicaments tératogènes chez les adolescentes en âge de procréer.
Ces recommandations actualisées ne prennent pas en compte les nouveaux médicaments de la classe des anticorps anti-CGRP ni les dispositifs médicaux qui ont montré une efficacité chez l'adulte puisqu'ils sont encore en cours d'évaluation chez l'enfant et l'adolescent.
(Neurology, édition en ligne du 15 août; Headache, à paraître en septembre)
ld/vl/san/APMnews

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