dépêche

 - 

Rétinopathie diabétique: le ranibizumab diminue le recours au laser

WASHINGTON, 27 août 2019 (APMnews) - Le traitement de la rétinopathie diabétique par l'anti-VEGF ranibuzimab (Lucentis*, Novartis) est associé à une diminution importante du nombre de patients ayant recours à une photocoagulation par laser, selon une nouvelle analyse des études RIDE et RISE, publiée dans Ophthalmology.
Cette analyse montre également que le laser "n'est pas une procédure 'une fois pour toutes'", une partie des patients ayant nécessité plusieurs photocoagulations.
Le laser constituait le traitement de choix de la rétinopathie diabétique avant l'arrivée des anti-VEGF. Ceux-ci, outre leur efficacité sur l'acuité visuelle, ont aussi montré un impact sur la sévérité de la maladie, suggérant qu'ils ont un effet disease-modifying, que n'a pas le laser, rappellent Victor Gonzalez du Valley Retina Institute à McAllen au Texas et ses collègues. Mais de nombreux médecins ont la perception que le laser serait une procédure réalisée une seule fois, ce qui lui conférerait un avantage.
Ils ont voulu voir si c'était effectivement le cas. Pour cela ils ont ré-analysé les données des 759 patients inclus dans les études RIDE et RISE, qui comparaient deux dosages du ranibizumab et une fausse injection (sham). Ils ont séparé les résultats des 577 qui n'avaient pas eu de laser avant l'entrée dans l'étude et des 182 (environ un quart des patients inclus) qui avaient déjà eu cette intervention.
Chez les patients qui avaient déjà eu une photocoagulation par laser, dans le groupe contrôle, 19,3% ont nécessité au moins une nouvelle photocoagulation durant les 2 ans de suivi. Avec le ranibizumab, aucun patient n'a nécessité de nouveau traitement par laser.
Parmi les patients qui n'avaient jamais eu de photocoagulation, dans le groupe contrôle 9,5% ont dû subir cette intervention (plusieurs fois durant les 2 ans, pour 57,9% d'entre eux). Avec les deux dosages de ranibizumab, respectivement 1,1% et 1,6% ont nécessité un traitement par laser.
Les chercheurs mettent en avant le fait que des patients ayant eu une photocoagulation par laser nécessitent fréquemment un ou plusieurs autres traitements similaires, ce qui n'en fait pas une procédure "une fois pour toutes" (et supprime donc cet argument favorable au laser par rapport aux injections d'anti-VEGF, note-t-on). Et ils montrent que l'anti-VEGF réduit de façon importante les besoins de traitement par laser, voire, chez les patients ayant déjà eu ce traitement, évitent d'avoir à le refaire.
Par ailleurs, dans le sous-groupe de patients ayant déjà eu un traitement par laser, alors que dans le groupe contrôle 39,4% des patients ont eu un nouvel événement prolifératif, ce fut le cas de respectivement 10,3% et 9,9% dans les deux groupes traités par ranibizumab, confirmant son effet de ralentissement de la progression de la rétinopathie.
(Ophthalmology, publication en ligne du 21 août)
fb/nc/APMnews

[FB8PWWECS]

Testez APM NEWS et profitez de l'intégralité de nos dépêches

30 à 50 dépêches par jour sur les sujets du domaine de la santé

50 000 utilisateurs en France

20 journalistes experts en France et 3 bureaux en Europe

A lire aussi