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Les IEC diminueraient les risques de diabète de type 2

BARCELONE, 24 septembre 2019 (APMnews) - Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (IEC) utilisés en cardiologie diminueraient le risque de développer un diabète de type 2 de 24%, montre une étude présentée vendredi lors du congrès de l'European Association for the Study of Diabetes (EASD) à Barcelone.
Marie Pigeyre de l'université McMaster à Hamilton (Canada) et ses collègues ont réalisé une étude en quatre étapes.
Ils ont d'abord investigué le lien entre les concentrations sériques d'enzyme de conversion de l'angiotensine (ACE) et la prévalence de diabète de type 2 chez une cohorte de 8.197 patients. L'étude montre une diminution de 11% du risque de développer un diabète de type 2 chez les personnes ayant des concentrations sériques d'ACE basses.
Interrogée par APMnews, Marie Pigeyre précise que "cette partie de l’étude consiste en une analyse épidémiologique préliminaire et ne permet pas de déduire un lien causal".
Pour préciser ce lien, ils ont ensuite adopté une approche de randomisation mendélienne afin de tester sur 4.147 patients l'influence de 17 variants génétiques indépendants associés à la concentration d'ACE.
"Cette méthode est basée sur le concept que les variants génétiques sont alloués de façon aléatoire à la conception." Ce concept est donc similaire, sur le principe, aux essais cliniques randomisés, justifie Marie Pigeyre.
Cette analyse a montré qu'une diminution d'une déviation standard de la concentration sérique d'ACE génétiquement déterminée était associée à une diminution du risque de diabète de type 2 de 8%. "Les résultats obtenus en mendelian randomisation sont intéressants car ils reflètent l’effet du facteur d’exposition tout au long de la vie et ne sont donc pas limités à une durée de suivi comme les essais cliniques", ajoute la première auteure de l'étude. Une tendance confirmée dans une deuxième cohorte.
Finalement, les auteurs ont mené une méta-analyse sur 6 essais cliniques randomisés, soit un total de 31.200 patients.
Cette méta-analyse montre que les IEC réduisaient le risque de diabète de type 2 de 24% comparé au placebo.
Pour les auteurs, "ces résultats soutiennent le potentiel effet protecteur d'une inhibition longue durée de l'enzyme de conversion de l'angiotensine sur le risque de diabète de type 2".
Ils soulignent que "prendre en compte le risque du patient de développer un diabète de type 2 peut être recommandé lors de la prescription de médicaments diminuant la pression artérielle".
Marie Pigeyre explique que leur étude "peut être une étape préliminaire à la mise en place d'un nouvel essai clinique dédié à cette question. Nos analyses génétiques qui permettent de prédire l’effet de la concentration d'ACE sur le diabète, pourraient ainsi aider à estimer la durée de l'essai clinique et le nombre de participants nécessaire pour détecter un effet".
eag/fb/ab/APMnews

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