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Radicalisation dans la FPH: Agnès Buzyn évoque "très peu de signaux d'alerte"

PARIS, 7 octobre 2019 (APMnews) - La ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, a assuré dimanche soir sur LCI qu'il y avait "très peu de signaux d'alerte" au sein de la fonction publique hospitalière (FPH) quant à d'éventuelles radicalisations.
Agnès Buzyn était interrogée à la suite de l'attaque du 3 octobre au sein de la préfecture de police de Paris, où un agent de la direction du renseignement a tué quatre de ses collègues et en a gravement blessée une cinquième.
Elle a rappelé que le rôle des autorités sanitaires se cantonnait au repérage des cas de radicalisation au sein de la FPH, via une enquête régulière. Elle a assuré que la "vigilance doit être extrême" mais que ses services ont "les moyens d'agir".
La ministre compte sur les inspections lancées par le premier ministre, après ce drame, quant au repérage des agents radicalisés, avant de revoir éventuellement les dispositifs.
En juin, les députés Eric Pouillat (LREM, Gironde) et Eric Diard (LR, Bouches-du-Rhône) estimaient dans un rapport que "la politique de prévention et de détection de la radicalisation [restait] encore peu développée" dans le secteur sanitaire, rappelle-t-on (cf dépêche du 26/06/2019 à 12:40).

Pas de "dogmatisme" sur les fermetures de lits

Interrogée par ailleurs sur l'état du système de santé et en particulier des hôpitaux, Agnès Buzyn a assuré ne pas faire de "dogmatisme" sur les fermetures de lits. Elle s'est dite prête à en rouvrir là où cela serait nécessaire, estimant qu'il y avait des endroits avec trop de lits, et d'autres où il n'y en a pas assez "car il y en a eu trop de fermés".
Elle a déclaré avoir demandé aux agences régionales de santé (ARS) et établissements de lui faire remonter les besoins à ce sujet, et s'est engagée à en tenir compte.
bd/nc/APMnews

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