dépêche

 - 

Diabète: les inhibiteurs du SGLT2, un premier choix en prévention primaire comme secondaire?

WASHINGTON, 14 octobre 2019 (APMnews) - Les inhibiteurs du SGLT2 devraient être considérés à la fois en prévention cardiovasculaire primaire et secondaire chez des diabétiques de type 2, selon une revue de la littérature parue dans Diabetes, Obesity and Metabolism.
Dario Giugliano de l’université de Campanie L. Vanvitelli à Naples (Italie) et ses collègues soulignent qu’après une baisse drastique de complications cardiovasculaires majeures chez les diabétiques dans les années 1990-2010, on observe une résurgence. Et l’insuffisance cardiaque, largement négligée jusqu'à présent, apparaît désormais comme l’une des complications les plus fréquentes du diabète.
Ils se sont donc intéressés à l’impact des nouveaux traitements (inhibiteurs de la DPP-4, agonistes du GLP-1 et inhibiteurs du SGLT2) vis-à-vis du risque d’événements cardiovasculaires majeurs, d’insuffisance cardiaque et de néphropathie en analysant 14 essais les comparant à un placebo.
Si l’analyse distingue la prévention primaire (présence de facteurs de risque cardiovasculaire) et la prévention secondaire (après un événement ou en présence d’une pathologie cardiovasculaire), les auteurs admettent que cette distinction est discutable. Elle n’est d’ailleurs pas reprise dans les dernières recommandations de l’European Society of Cardiology Cardiovascular Prevention.
En prévention primaire, les inhibiteurs du SGLT2 abaissent à la fois les risques d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque et de progression de maladie rénale.
En prévention secondaire, ils diminuent le risque d’événements cardiovasculaires majeurs, d’insuffisance cardiaque et de néphropathie.
Les agonistes du GLP-1 présentent quant à eux des résultats contrastés. A ce jour, 5 sur 7 (liraglutide, sémaglutide sous-cutané, exénatide, albiglutide, dulaglutide) sont utiles pour réduire le risque d’événements cardiovasculaires majeurs en prévention secondaire mais seul le dulaglutide l’est en prévention primaire.
Les inhibiteurs de la DPP-4 sont neutres sur le risque d’événements cardiovasculaires majeurs mais restent utiles sur le contrôle glycémique et pour limiter le risque de complications microvasculaires, sans augmenter le risque cardiovasculaire.
Pour l’heure, les inhibiteurs du SGLT2 se démarquent ainsi à la fois pour leur bénéfice vis-à-vis de la progression de la néphropathie par rapport aux agonistes du GLP-1 et aux inhibiteurs de la DPP-4, mais aussi vis-à-vis du risque d’insuffisance cardiaque.
"Il est triste de reconnaître que la dissémination de ces médicaments n’a pas été encore réalisée malgré les recommandations insistantes des associations scientifiques", notent les auteurs.
Comparer les effets de ces différents médicaments dans des populations de patients semblables, bien définis, résoudra sans doute le dilemme du meilleur médicament à utiliser en prévention primaire et secondaire, concluent-ils.
(Diabetes, Obesity & Metabolism, édition en ligne du 9 septembre)
arg/fb/APMnews

[FB6PZCZXB]

Testez APM NEWS et profitez de l'intégralité de nos dépêches

30 à 50 dépêches par jour sur les sujets du domaine de la santé

50 000 utilisateurs en France

20 journalistes experts en France et 3 bureaux en Europe

A lire aussi