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Une étude balaie les inquiétudes sur le risque de fausse couche avec les antidépresseurs

PHILADELPHIE, 14 octobre 2019 (APMnews) - La prise d'antidépresseurs avant une grossesse peut être associée à un allongement du délai de conception mais n'augmente pas le risque de fausse couche, selon une étude américaine présentée lundi au congrès de l'American Society for Reproductive Medicine (ASRM) à Philadelphie.
Il y a eu des données contradictoires au sujet du lien entre exposition aux antidépresseurs et risque de fausse couche, rappellent Lindsey Sjaarda des National Institutes of Health (NIH) à Bethesda (Maryland) et ses collègues.
Ils ont mené une étude de cohorte prospective auprès de 1.228 femmes fécondes, avec 1 ou 2 antécédents de fausse couche, participant à un essai clinique sur l'aspirine préconceptionnelle à faible dose. Des prélèvements d'urine ont été réalisés dès le recrutement et avant chaque cycle conceptionnel, ainsi qu'à chaque visite prénatale (à 4 semaines et 8 semaines). La concentration urinaire de plusieurs antidépresseurs (fluoxétine, sertraline, escitalopram, citalopram, trazodone, nefazodone, étopéridone, tricycliques) a été mesurée dans ces différents prélèvements. Un auto-questionnaire a également évalué l'exposition à ces médicaments.
Au total, 15% des participantes étaient positives pour des antidépresseurs avant la conception. Cette exposition pré-conceptionnelle aux antidépresseurs était associée à une fécondabilité réduite de 23%, selon le résumé de la communication.
Mais le taux de naissance vivante global était similaire chez les femmes exposées et non exposées (48% contre 56%; risque relatif non significatif).
Il n'y avait pas non plus d'association entre exposition aux antidépresseurs avant la grossesse et risque de fausse couche (25% chez les femmes exposées contre 24% chez les non-exposées). Il en était de même pour l'exposition pendant la grossesse.
"Les antidépresseurs peuvent allonger le délai pour obtenir une grossesse, sans impacter les taux de naissance vivante et, plus important, cela n'a pas augmenté le risque de fausse couche", concluent les auteurs.
Ils estiment qu'étant donné le suivi prospectif rapproché du début de grossesse et des fausses couches, et les mesures d'exposition aux antidépresseurs à la fois avant et au début de la grossesse, "ces données aident à lever les inquiétudes sur les fausses couches avec l'utilisation de cette classe importante de médicaments".
cd/eh/APMnews

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