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Une activité physique même modérée diminue le risque de fracture de la hanche chez les femmes ménopausées

WASHINGTON, 31 octobre 2019 (APMnews) - Une activité physique, même modérée, diminue le risque de fracture de la hanche et des vertèbres, selon une étude publiée vendredi dans le JAMA Network Open.
Michael LaMonte de The State University of New York à Buffalo (New-York) et ses collègues ont suivi 77.206 femmes ménopausées entre octobre 2013 et septembre 2015. Le niveau d'activité physique des participantes ainsi que leurs fractures étaient évalués à l'aide de questionnaires annuels.
Au cours de leur suivi sur 14 ans en moyenne, 25.516 femmes ont fait état d'au moins une fracture, soit 33,1% de la cohorte.
Par rapport aux femmes inactives, les femmes ayant une dépense énergétique avaient un risque de fracture global diminué de 5 à 6%.
En particulier, les femmes dans le tiers supérieur en termes d'activité physique avaient un risque de fracture de la hanche diminué de 18% mais un risque de fracture du genou augmenté de 26% et du coude de 11%.
Une activité physique modérée à vigoureuse (c'est-à-dire supérieure à 9 heures par semaine) était associée à un risque de fracture de la hanche diminué de 12% et du poignet ou de l'avant-bras augmenté de 9%.
Le jardinage était associé à un risque total de fracture diminué de 5% et de fracture de la hanche de 10% lorsqu'effectué plus de 6 heures par semaine.
A l'inverse, passer 9,5 heures par jour (en dehors des heures de sommeil) assis ou allongé était associé à un risque de fracture de la hanche augmenté de 11%, de fracture vertébrale de 9%, de fracture de l'avant-bras ou du poignet de 7% et un risque total de fracture augmenté de 10%.
Ces résultats pourraient être expliqués par le fait que "l'activité physique puisse atténuer la réduction liée à l'âge de la densité osseuse" justifient les auteurs. "Une activité physique régulière peut aider à améliorer l'équilibre, l'amplitude des mouvements et la force musculaire, par-là diminuant les chutes".
En revanche, "le temps prolongé passé dans des comportements sédentaires est associé à un fonctionnement physique et un flux sanguin des jambes réduits, ce qui pourrait prédisposer les individus aux chutes, à une qualité osseuse réduite et aux fractures", rappellent-ils.
"Puisque les fractures de la hanche et des vertèbres se produisent fréquemment chez les femmes âgées, même une association protectrice modeste avec l'activité physique pourrait rendre compte d'un nombre significatif de cas de fractures évités et de complications liées dans la population", soulignent-ils.
Leurs résultats indiquant une efficacité de l'activité physique même à basse intensité, ils expliquent que "les activités à faible intensité sont plus faciles à adopter pour les individus âgés et devraient être recommandées lorsqu'un tel type d'activité n'est pas contre-indiqué".
Ils concluent donc que les "recommandations futures sur la prévention des fractures chez les femmes ménopausées devraient promouvoir une activité physique légère, particulièrement chez celles qui sont fragiles ou en incapacité de participer de manière sûre à des activités plus intenses".
(JAMA Network Open, publication en ligne du 25 octobre)
eag/cd/ab/APMnews

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