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Mise au point d'un protocole pour implanter des organes de patients infectés par l'hépatite C et prévenir sa transmission

BOSTON, 18 novembre 2019 (APMnews) - Une équipe américaine a mis au point un protocole de 8 jours pour transplanter des organes de patients infectés par le virus de l'hépatite C et prévenir sa transmission au receveur, présenté lors du Liver Meeting qui s'est achevé la semaine dernière à Boston.
Aux Etats-Unis, entre 2000 et 2016, la part de donneurs d'organes décédés d'une overdose est passée de 1% à 15%.
De petites études ont montré qu'il était possible de traiter les receveurs avec des antiviraux d'action directe (AAD) sur le virus de l'hépatite C (VHC) après transplantation. Toutefois, prévenir la transmission serait plus acceptable et susceptible de réduire les coûts et les complications, notent Jordan Feld du centre de maladies hépatiques de Toronto et ses collègues, dans le résumé de leur présentation. Avec un traitement par AAD après la transplantation, ils avaient constaté des interactions médicamenteuses et des récidives infectieuses.
Pour éviter ces problèmes, ils ont mis au point un protocole de prévention de la transmission de l'infection par l'hépatite C en combinant des AAD à un agent qui a le potentiel de bloquer l'entrée du virus dans les cellules hépatiques : l'hypolipémiant ézétimibe (cf dépêche du 09/01/2012 à 00:01).
Ils ont rapporté lors du congrès les résultats relatifs à 13 patients receveurs d'organes de 9 donneurs infectés par le VHC. Il s'agissait de 5 greffes de poumons, cinq greffes rénales, deux greffes cardiaques et une rein-pancréas.
Six à 12 heures avant la greffe, les receveurs étaient traités par Maviret* (glécaprévir + pibrentasvir, AbbVie) et ézétimibe. Le traitement était poursuivi pendant 7 jours post-greffe.
L'ARN viral était suivi quotidiennement pendant 10 jours puis toutes les semaines.
Chez six receveurs, l'ARN viral était détectable mais non quantifiable (moins de 15 IU/ml) le lendemain de la greffe puis indétectable deux jours après la greffe chez cinq d'entre eux et à J4 pour l'un d'entre eux.
Dix semaines après la greffe, l'ARN du VHC était indétectable chez tous les patients greffés.
Un des patients est décédé d'un sepsis 10 semaines après la greffe, sa charge virale était restée négative pendant toute la période de suivi post-greffe. Aucun autre effet secondaire n'est rapporté.
vib/ab/APMnews

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