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L'activité de prise en charge des cancers dans les établissements français en 2018 (infographies)

PARIS, 21 novembre 2019 (APMnews) - Plus de 1.200 établissements ont pris en charge des patients souffrant de cancer, avec une très grande disparité du nombre de patients traités selon les établissements, montre l'analyse des chiffres les plus récents, pour l'année 2018, faite par APMnews à partir des données du programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI).
Notre analyse montre par ailleurs que le nombre de cancers pris en charge dans les établissements français en 2018 a continué d'augmenter, bien que de façon plus modérée que les années précédentes (cf dépêche du 21/11/2019 à 16:00).

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En 2018, 1.252 établissements de santé ont pris en charge des patients atteints de cancer (l'Assistance publique-hôpitaux de Paris et les Hospices civils de Lyon comptent chacun pour un seul établissement). Un chiffre qui décroît légèrement depuis plusieurs années: il y avait 1.295 établissements concernés en 2015, 1.274 en 2016, 1.260 en 2017, et donc 1.252 en 2018. Pour les principaux cancers, en 2018, 917 établissements traitaient le cancer du sein, 988 le cancer colorectal, 919 celui de la prostate et 897 celui du poumon.
Ce nombre global cache des situations très disparates, puisque que quelques dizaines d'établissements prennent en charge plus de 5.000 patients par an, et plus largement un tiers des établissements ont traité plus de 1.000 patients, alors qu’à l’autre bout du spectre un quart des établissements ont pris en charge moins d'une centaine de patients.
Dans ces établissements ayant accueilli peu de patients cancéreux, les séjours concernaient dans un tiers des cas des soins palliatifs et dans plus de 60% des cas il s'agissait de séjours autres que de la chirurgie, de la chimiothérapie ou de la radiothérapie: ce sont notamment des centres de dialyse et des centres spécialisés, en gynécologie, cardiologie… donc concernés par la prise en charge de comorbidités.
A noter cependant, le PMSI, sur lequel se base cette analyse, ne prend pas en compte la part de l'activité de radiothérapie réalisée dans des centres privés.
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De façon logique, compte tenu de leur taille et de leur activité de recours, 90% des CHU ont traité dans l’année plus de 5.000 patients cancéreux, de même que plus de 70% des centres de lutte contre le cancer, dévolus à cette maladie. Les nombres de patients pris en charge annuellement sont plus disparates pour les CH, les Espic (autres que les CLCC) et les établissements privés.
En 2018, un quart des patients cancéreux sont passés par un CHU, 10% par un CLCC, 30% par un CH, 7% par un Espic et près de 2 patients sur 5 par une clinique (le total faisant plus de 100% car des patients ont pu passer par différents établissements durant leur parcours).

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Les cancers représentent la quasi-totalité de l’activité des CLCC, et une part plus limitée de l’activité des autres types d’établissements.
Dans les CHU et les Espic, plus d'un quart de l'activité porte sur l'oncologie, et un peu moins d'un quart de l'activité des CH. La part des cancers dans l'activité des cliniques s'avère moins importante, représentant environ un sixième des séjours et séances.

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Si les cancers représentent en moyenne 28,8% de l’activité des CHU et CHR, on observe des variations importantes, de 15% pour celui de Rouen à 45% pour Poitiers. Les CHU ayant une activité de cancérologie plus réduite que la moyenne sont principalement ceux situés dans des villes où il y a également un CLCC (dans le cas du CHU de Saint-Etienne, même s’il n’y a pas de CLCC, l’Institut de cancérologie Lucien-Neuwirth est situé dans la même agglomération).

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Les établissements publics ont une part prépondérante dans la prise en charge des cancers du poumon et des voies aérodigestives supérieures (VADS) et des cancers hématologiques. Le privé lucratif est prépondérant dans les cancers de la peau et prend une part importante du traitement des cancers de l’appareil digestif et des organes génitaux masculins (dont prostate). La situation est plus diversifiée pour les cancers du sein et des organes génitaux féminins.
Si l’on regarde l’activité de chaque type d’établissement, on notera que plus d’un tiers de l’activité des CLCC concerne le cancer du sein (37,2%), suivi des cancers digestifs (16,3%), respiratoires (11,8%) et des organes génitaux féminins (9,7%).
L’hématologie, prise en charge très majoritairement dans le public, représente 21,9% de l’activité de cancérologie des CHU/CHR et 20,9% de celle des CH.
Dans ces établissements publics, les cancers digestifs viennent en tête (28,4% de l’activité de cancérologie des CH et 23% des CHU). Les cancers thoraciques représentent 15,4% de l’activité oncologique des CH et 12,6% de celle des CHU et le cancer du sein respectivement 13,8% et 10,4%. Suivent les cancers des organes génitaux masculins, des organes génitaux féminins et des voies urinaires.
Les cancers digestifs viennent aussi en tête dans les cliniques (30,1% de leur activité de cancérologie) et les Espic autres que les CLCC (29,6%). Derrière les cancers digestifs, dans les cliniques les principales localisations sont la peau (14,5%), le sein (14%), les organes génitaux masculins (11,2%) (à noter que pour les cliniques, dans 16,7% des cas, la localisation n’était pas renseignée dans la base de données). Dans les Espic, ce sont les cancers du poumon (14,1%), du sein (13,2%), des organes génitaux masculins et hématologiques (10,7% chacun).
(Analyse réalisée par APMnews à l'aide de l’algorithme cancer développé par l’Institut national du cancer -Inca- et l'Agence technique de l'information sur l'hospitalisation -ATIH- sur les données PMSI)
fb-sl-ab-nc/nc/APMnews

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