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Cholangite biliaire primitive: traiter 11 patients par acide ursodésoxycholique pour éviter une transplantation ou un décès

LONDRES, 23 décembre 2019 (APMnews) - Il faut traiter 11 patients atteints de cholangite biliaire primitive avec de l'acide ursodésoxycholique pour éviter une transplantation ou un décès à 5 ans, selon une étude publiée dans Gut.
Environ 40% des patients atteints d'une cholangite biliaire primitive développent une cirrhose dans les 10 ans.
Maren Harms de l'université d'Erasmus à Rotterdam et ses collègues ont cherché à évaluer le bénéfice clinique absolu du traitement de référence, l'acide ursodésoxycholique.
Pour ce faire, ils ont analysé les données relatives à 3.902 patients atteints de cholangite biliaire primitive inclus dans une cohorte internationale (huit pays en Amérique du Nord et en Europe) et suivis 7,8 ans en médiane. Au cours de ce suivi, une greffe hépatique a été pratiquée chez 299 patients et 567 sont décédés. Les auteurs ont comparé la survie sans transplantation à 5 ans chez les patients traités ou non par acide ursodésoxycholique.
Le médicament était associé à un risque de transplantation hépatique et de décès à 5 ans réduit de 54%. La survie sans transplantation à 5 ans était de 81% chez les patients non traités par acide ursodésoxycholique. Dans cette cohorte, il fallait traiter 11 patients pour prévenir une transplantation hépatique ou un décès à 5 ans.
A 10 ans, alors que le taux de survie sans transplantation était de 61% sans acide ursodésoxycholique, il fallait traiter 6 patients pour éviter une transplantation ou un décès.
Le nombre de patients à traiter pour éviter une greffe ou un décès variait en fonction du taux de phosphatases alcalines. A de faibles niveaux de phosphatases alcalines, ce nombre est de 26, alors qu'il descend à 5 pour des niveaux élevés.
Cette étude a été financée par Intercept.
(Gut, publication en ligne 23 décembre)
vib/nc/APMnews

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