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Baisse de la charge virale avec une dose d'islatravir chez des patients VIH+ naïfs de traitement (phase I)

LONDRES, 6 janvier 2020 (APMnews) - Une simple dose du composé expérimental islatravir (développé par Merck & Co) semble d'intérêt pour réduire la charge virale chez des patients VIH+ naïfs de traitement, selon des données de phase Ib publiées vendredi dans The Lancet HIV.
L'islatravir (MK-8591 ou ISL) est le premier inhibiteur nucléosidique de la translocation de la transcriptase inverse à être développé pour le traitement de l'infection par le VIH-1. Des données précliniques ont "mis en évidence la longue demi-vie intracellulaire et les effets virologiques prolongés de l'islatravir-triphosphate", rappellent Dirk Schürmann de la Charité Research Organisation à Berlin et ses collègues.
Pris en association avec deux autres antirétroviraux (la doravirine et la lamivudine), l'islatravir a conduit à des résultats de phase II positifs chez des patients VIH+, selon des données présentées en juillet au congrès de l'International AIDS Society (cf dépêche du 30/07/2019 à 13:46). Ce composé s'est également montré prometteur en phase I dans le cadre d'une prophylaxie pré-exposition (PrEP) au VIH.
Ici, les chercheurs ont eu pour objectif d'évaluer la sécurité, la pharmacocinétique et l'activité antirétrovirale de l'islatravir chez des patients séropositifs naïfs de traitement, dans un essai de phase Ib mené en ouvert et financé par Merck.
L'étude a été conduite chez 30 patients âgés de 18 à 60 ans, ne présentant pas de résistance connue aux inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse, et dont la charge virale était d'au moins 10.000 copies par mL.
Les participants ont été répartis en 5 groupes (dose de 0,5 mg, 1 mg, 2 mg, 10 mg ou 30 mg) et le traitement (une prise unique) a été administré par voie orale.
Evaluée 7 jours plus tard selon la méthode des moindres carrés, la charge virale est apparue significativement réduite par rapport à l'inclusion, quelle que soit la dose d'islatravir administrée. La baisse était comprise entre 1,2 log10 copies/mL (0,5 mg d'islatravir) et 1,67 log10 copies/mL (10 mg d'islatravir).
Le traitement a été bien toléré. La majorité des participants (90%) ont présenté des effets indésirables après la prise, parmi lesquels 35% ont été considérés comme liés au traitement. Les principaux effets indésirables liés au traitement étaient des céphalées (9 patients sur 30) et des diarrhées (2 patients). Aucun effet indésirable grave n'a été rapporté, et aucun participant n'a quitté l'étude en raison d'un effet indésirable.
La demi-vie de l'islatravir-triphosphate intracellulaire était comprise entre 79 et 128 heures.
Les chercheurs n'ont pas identifié de changement génétique révélateur de l'apparition d'une résistance virale.
Ils en concluent que ces données sont en faveur de la poursuite du développement de l'islatravir à une dose modulable chez des patients infectés par le VIH.
(The Lancet HIV, publication en ligne du 3 janvier)
sb/nc/APMnews

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