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Municipales: Agnès Buzyn a "envie" de se présenter mais rendra sa décision ultérieurement

PARIS, 27 janvier 2020 (APMnews) - Agnès Buzyn a reconnu dimanche qu'elle avait "envie" de se présenter aux élections municipales à Paris, aux côtés de Benjamin Griveaux, mais a indiqué que sa décision ne sera prise que dans "15 jours".
Lors du Grand jury RTL/LCI/Le Figaro, la ministre des solidarités et de la santé a expliqué qu'elle était née à Paris, qu'elle y avait vécu "pratiquement" toute sa vie, que c'était "sa ville".
"Paris mérite un beau projet", a-t-elle déclaré en précisant qu'elle n'était "pas satisfaite de la gestion actuelle de la ville".
Soulignant que le candidat LREM, Benjamin Griveaux, avait un "beau" projet, elle a reconnu avoir "envie" de rejoindre sa campagne et de développer ainsi ses idées sur les champs des solidarités et de la santé. "J'ai plein d'idées."
"Nous sommes en discussions, mais c'est en pause", a-t-elle annoncé en faisant allusion à tous les dossiers importants qu'elle a à gérer actuellement en tant que ministre, comme la crise de l'hôpital, les retraites et "surtout" le coronavirus. "Nous verrons dans 15 jours", a-t-elle ajouté.
Les candidats ont jusqu'au jeudi 27 février pour se déclarer. Mercredi dernier, Benjamin Griveaux avait affirmé que la candidature de la ministre des solidarités et de la santé n'était "pas impossible" tout en assurant qu'elle ne remettrait pas en cause son poste de ministre.
Interrogée dimanche sur la candidature dissidente de Cédric Villani, Agnès Buzyn a assuré qu'elle l’"aimai[t] beaucoup", mais estimé que sa candidature entraînait "une cacophonie qui nuit à la capacité de LREM de remporter la mairie". Elle a dit espérer qu'il rejoigne la campagne du parti présidentiel.

Pas besoin d'un Grenelle de la santé

Sur la crise des hôpitaux, la ministre a considéré qu'il ne serait pas justifié d'organiser un "Grenelle de la santé", comme le demandent certaines organisations ou personnalités (tel Jean-Louis Touraine, député LREM du Rhône). "Un Grenelle a un intérêt quand on a besoin de se mettre d'accord sur les constats." Or "le constat est clair", a-t-elle souligné.
Elle a rappelé qu'une loi sur la santé, ayant "fait l'objet de très nombreuses concertations", avait été votée. "On ne va pas recommencer à faire des constats. Nous savons ce qu'il faut faire", a-t-elle insisté.
Agnès Buzyn a expliqué qu'il fallait "réarmer la médecine de ville pour que dans les campagnes les Français accèdent aux soins, donner des moyens à l'hôpital, changer la gouvernance des hôpitaux, donner plus de place à la gouvernance médicale". "Ce qui compte, c'est l'action", a-t-elle assuré, signalant aussi les différentes mesures d'ordre budgétaire qui ont été décidées récemment.
"Je travaille au quotidien avec les conférences, de directeurs, de commissions médicales d'établissement, et avec la Fédération hospitalière de France [FHF], pour mettre en oeuvre un plan précis", a-t-elle souligné en rappelant qu'une mission était en cours sur la gouvernance et la simplification du fonctionnement de l'hôpital.
Interrogée sur son éventuel départ du gouvernement à cause de cette crise, elle a fait remarquer que les soignants ne demandaient pas sa démission mais réclamaient "des moyens". "Mettons en oeuvre ce que nous avons posé sur la table avant de dire que cela ne suffit pas", a-t-elle insisté.

GPA: pour une position médiane

La ministre a été par ailleurs interrogée sur le vote, par les sénateurs, de l'interdiction de la transcription complète dans les registres français d'actes d'état civil d'enfants nés de gestation pour autrui (GPA) à l'étranger, dans le cadre de l'examen du projet de loi relatif à la bioéthique (cf dépêche du 24/01/2020 à 15:40).
"Je suis très favorable à ce que des enfants nés par GPA à l'étranger puissent être sécurisés, a-t-elle dit.
Elle précisé que le gouvernement avait fait une proposition "médiane entre des gens qui voudraient une transcription automatique [...] et ce que propose le groupe LR au Sénat qui est quelque chose de très restrictif".
La ministre a dit vouloir "quelque chose qui montre que les parents doivent faire une démarche pour sécuriser leur enfant né par GPA, avec un passage par l'adoption pour le père qui n'est pas le père biologique".
Elle a par ailleurs plaidé pour une augmentation du prix du tabac à rouler au même prix que les cigarettes, pour limiter sa consommation chez les jeunes.
san/nc/APMnews

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