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Cancer de la prostate métastatique: un génotype associé au pronostic

WASHINGTON, 2 mars 2020 (APMnews) - Un génotype du gène HSD3B1 est associé à un mauvais pronostic chez les hommes souffrant de cancer de la prostate métastatique, cet effet pronostique n'étant présent que si le volume tumoral est faible, selon une étude publiée dans le JAMA Oncology.
HSD3B1 code pour la 3β-hydroxysteroid dehydrogenase-1, enzyme catalysant la conversion de déhydro-épi-androstérone en testostérone, hormone qui stimule la croissance des cellules de cancer de la prostate. Il existe deux génotypes: l'un est dit restrictif car il limite l'activité de l'enzyme et donc la production de testostérone; l'autre est dit permissif et est associé à une plus grosse production de testostérone.
Des études rétrospectives avaient déjà suggéré que le génotype permissif était défavorable mais il n'y avait pas jusqu'à présent d'étude prospective validant cette hypothèse. Jason Hearn de l'université du Michigan à Ann Arbor et ses collègues ont utilisé les données de l'étude CHAARTED pour étudier cette question de façon prospective.
Ils ont génotypé 475 patients qui présentaient un cancer de la prostate métastatique (randomisés dans cette étude entre une castration seule ou associée au docétaxel): 56,8% présentaient un génotype permissif.
Après 2 ans de suivi, parmi les patients dont le volume tumoral au départ était faible, le génotype permissif était associé à une probabilité diminuée de survie sans développement d'une résistance à la castration par rapport au génotype restrictif: 51% contre 70,5%.
De même, la survie globale à 5 ans était diminuée avec le génotype permissif chez les patients dont le volume tumoral était faible: 57,5% comparé à 70,8% pour le génotype restrictif.
En revanche, chez les patients qui avaient dès le départ un volume tumoral important, le génotype du gène HSD3B1 n'avait pas d'influence.
Il n'y avait pas d'influence du génotype sur l'efficacité du docétaxel. Cela n'impactait donc que l'effet du traitement de castration.
Génotyper les patients pourrait donc aider à identifier ceux qui auront le plus de risque de devenir résistants à la castration et qui pourraient donc bénéficier d'un traitement par anti-androgène d'emblée en plus de la castration, concluent les auteurs.
(JAMA Oncology, publication en ligne du 13 février)
fb/ab/APMnews

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