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Coronavirus: l'usage des anti-inflammatoires "reste possible" en situations peropératoires (sociétés savantes)

PARIS, 30 mars 2020 (APMnews) - Les sociétés françaises d'anesthésie et de réanimation (Sfar) et d'étude et de traitement de la douleur (SFTED) considèrent elles aussi qu'il est préférable d'éviter le recours à des anti-inflammatoires chez les patients infectés par Sars-CoV-2 mais qu'il est possible de les utiliser en situations peropératoires, dans de courtes recommandations publiées lundi.
Les deux sociétés savantes rappellent que les recommandations officielles varient, citant notamment l'Agence européenne du médicament (EMA) et la Food and Drug Administration (FDA) qui considèrent les données comme insuffisantes pour interdire totalement les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) chez les patients atteints de Covid-19. Les services de santé canadiens continuent de recommander les AINS en cas de fièvre chez ces patients mais de les éviter en cas de comorbidités ainsi que chez les personnes très âgées, tandis qu'au Royaume-Uni et en France, il a été recommandé de privilégier le paracétamol (cf dépêche du 14/03/2020 à 18:49).
Jusqu'à ce que de nouvelles données soient disponibles, elles formulent plusieurs recommandations qui rejoignent les premières préconisations des tutelles.
L'utilisation des AINS en peropératoire reste "possible" et doit rester "la plus courte possible (2 jours maximum)". En outre, chaque situation doit être évaluée au cas par cas.
En cas de parcours ambulatoire, le patient doit être sensibilisé à la nécessité de stopper immédiatement un traitement par AINS dès les premiers signes d’infection.
L'utilisation de corticostéroïdes, comme la dexaméthasone, reste aussi "possible mais doit strictement se limiter au peropératoire" et doit faire l'objet d'une évaluation au cas par cas également.
Les patients doivent être informés des risques et bénéfices de ces traitements et cette évaluation doit être tracée dans le dossier médical du patient.
La Sfar et la SFETD rappellent que "les patients sous anti-inflammatoires ou autres immunosuppresseurs pour une pathologie chronique ne doivent pas interrompre leur traitement, sauf avis contraire du médecin qui les suit pour cette pathologie" et que dans le cadre d'une infection par le Sars-CoV-2 ou de toute autre virose respiratoire, le traitement d'une fièvre mal tolérée ou de douleurs repose sur le paracétamol.
Par ailleurs, la Société française d'études des migraines et des céphalées (SFEMC) préconise pour les patients prenant des AINS pour leurs crises de migraine de stopper tous les ANS en cas de symptômes d'infection virale respiratoire (fièvre, toux, difficultés respiratoire, rhinite, angine) jusqu'à la guérison et de traiter la crise migraineuse par triptan et/ou antalgique (paracétamol ou antalgiques opiacés).
ld/nc/APMnews

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