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Risque accru de diabète de type 2 et d'obésité pour les femmes adultes nées par césarienne

WASHINGTON, 15 avril 2020 (APMnews) - La naissance par césarienne est associée à un risque accru d'obésité et de diabète de type 2 à l'âge adulte chez les femmes, en comparaison d'une naissance par voie basse, selon une étude américaine publiée lundi dans JAMA Network Open.
Les enfants nés par césarienne présentent un risque accru d'obésité. L'influence de ce mode de naissance sur les comorbidités associées à l'obésité reste incertaine.
Dans une étude de cohorte prospective, Jorge Chavarro de la Harvard Chan School of Public Health à Boston et ses collègues ont évalué l'association entre la naissance par césarienne et le risque de développer une obésité et un diabète de type 2 à l'âge adulte.
Ils ont comparé l'incidence de l'obésité et du diabète de type 2 chez 33.226 femmes inclues dans la Nurses Health Study (NHS), qui sont nées entre 1946 et 1964 et dont le poids et la taille ont été rapportés tous les deux ans, au moins jusqu'en 2013.
Le mode de naissance (césarienne ou voie basse) ainsi que plusieurs paramètres de santé et les complications éventuelles avant et pendant la grossesse ont été relevés en 2001 au cours d'une enquête menée auprès de leurs mères.
Parmi les femmes de la NHS âgées en moyenne de 33,8 ans, 3,3% étaient nées par césarienne.
Au total, 36,5% des femmes nées par voie basse étaient obèses alors qu'elles étaient 39,9% chez celles nées par césarienne.
Le diabète de type 2 touchait 10,4 femmes pour 10.000 nées par voie basse et 14,1 pour 10.000 nées par césarienne.
Après ajustements, le risque d'être obèse était significativement accru de 11% et celui de développer un diabète de type 2 de 46% chez les femmes nées par césarienne, en comparaison de celle nées par voie basse.
Les auteurs soulignent que si les mécanismes sous-jacents de cette association ne sont pas clairement établis, des arguments associés à la théorie hygiéniste et à la composition du microbiote intestinal ont été avancés.
Ils rappellent que des différences sont observées dans le microbiote des enfants en fonction du mode de naissance et que celles-ci sont décrites jusqu'à l'âge de 7 ans; le maintien à long terme de ces spécificités reste toutefois incertain.
Ils estiment que d'autres études sont nécessaires pour confirmer un risque accru de diabète de type 2 chez les femmes nées par césarienne. Ces études devront notamment intégrer des informations concernant l'âge gestationnel à la naissance, un paramètre qui n'était pas précisé dans cette étude et qui pourrait différer entre les deux groupes.
(JAMA Network Open, publication du 13 avril)
vcd/ld/APMnews

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