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Covid-19: baisse significative du respect des mesures barrières en France

SAINT-MAURICE (Val-de-Marne), 19 juin 2020 (APMnews) - L'adoption systématique, par les Français, de l'ensemble des mesures de prévention recommandées pour limiter le risque de transmission du coronavirus Sars-CoV-2, a significativement baissé par rapport à la fin du mois de mai, rapporte Santé publique France dans son bulletin épidémiologique diffusé jeudi soir.
Ces résultats sont issus de l'enquête Santé publique France CoviPrev, qui a été effectuée à 10 reprises entre la fin mars et la mi-juin auprès d'échantillons indépendants d'au moins 2.000 personnes âgées de 18 ans et plus et résidant en France métropolitaine, sous forme d'un questionnaire en ligne.
Les données collectées lors de la dernière phase d'enquête, conduite du 8 au 10 juin, révèle que l’adoption systématique de l’ensemble des mesures de prévention recommandées a significativement diminué par rapport à la période précédente du 27-29 mai.

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Le fait de se saluer sans se serrer la main et d'arrêter les embrassades, respecté par 83,5% des répondants à la fin mai, ne l'était plus que par 76% d'entre eux à la date du 8-10 juin. La part de personnes gardant une distance d'au moins un mètre est quant à elle passée de 65,5% à 58%.
S'agissant des mesures d'hygiène, 67% ont rapporté mi-juin "se laver régulièrement les mains", 62% "tousser dans leur coude" et 60% "utiliser un mouchoir à usage unique", soit des proportions significativement plus basses qu'à la fin mai (71%, 66% et 65%, respectivement).
Pourtant, le respect de ces mesures d'hygiène était resté stable après la levée du confinement, note Santé publique France.
Si le port du masque avait quant à lui progressé de façon continue entre la fin mars (15%) et la fin mai (54%) (cf dépêche du 15/05/2020 à 14:17 et dépêche du 29/05/2020 à 21:34), l'adoption de cette mesure barrière était pour la première fois en baisse mi-juin, concernant 49,5% des répondants.
Santé publique France rapporte que le fait d’être un homme ou d’avoir un faible niveau de littératie en santé (définie par la motivation et les compétences des individus à accéder, comprendre, évaluer et utiliser l'information pour prendre des décisions concernant leur santé) était associé à une moindre adoption des mesures de prévention pour les 3 indicateurs (hygiène, distance et port du masque).
En outre, les facteurs cognitifs déterminant l'adoption des mesures de prévention pour les 3 indicateurs sont la norme sociale perçue (faible approbation et adoption des mesures par les proches) et le fait de se sentir capable ou non d’adopter les mesures de prévention.
L'agence sanitaire rapporte par ailleurs que la santé mentale "continue de s’améliorer", avec une "diminution significative des états dépressifs depuis la levée du confinement". Cela concernait 11% des répondants à la mi-juin, contre 20% fin mars. Le niveau d'anxiété était lui aussi en baisse, concernant 16% des répondants mi-juin, contre 18% mi-mai et 27% fin mars.

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Les troubles du sommeil restaient néanmoins toujours élevés à la mi-juin (65%), avec une "prévalence supérieure à celle observée en début de confinement" (61%).
Le fait de se sentir peu capable d’adopter les mesures de prévention ou de percevoir le Covid-19 comme une maladie grave était associé aux états dépressifs et anxieux, tandis que le fait de se sentir vulnérable au risque d’infection par le Sars-CoV-2 était associé aux états anxieux et aux problèmes de sommeil, détaille l'agence sanitaire.
sb/ab/APMnews

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