dépêche

 - 

En dépit des recommandations, les associations sont toujours privées de Trod du VHB, dénonce le TRT-5

PARIS, 28 juillet 2020 (APMnews) - Le groupe interassociatif Traitements et recherche thérapeutique (TRT-5) appelle à autoriser d'urgence les associations à proposer des tests rapides d'orientation diagnostique (Trod) du virus de l'hépatite B (VHB), rappelant notamment qu'une recommandation a été émise en ce sens il y a de cela quatre ans, dans un communiqué diffusé mardi à l'occasion de la journée mondiale contre l'hépatite.
Dans un avis publié en juillet 2016, la Haute autorité de santé (HAS) recommandait l'utilisation des Trods dans un but de dépistage du virus de l'hépatite B (cf dépêche du 25/07/2016 à 18:47).
Elle préconisait notamment "qu'un plus grand nombre d'associations volontaires puissent participer au dépistage et disposer de formations élargies aux infections sexuellement transmissibles (IST) et à la vaccination".
Or, "quatre ans après la recommandation de la HAS, toujours rien!", déplore le TRT-5.
"Il est URGENT d'autoriser les associations à utiliser des Trod VHB", poursuit le collectif, rappelant que ces dernières ont démontré "leur savoir-faire et leur efficacité" pour lutter contre le VIH et le virus de l'hépatite C (VHC), ainsi que pour "rapprocher du système de santé" les populations les plus touchées (travailleurs et travailleuses du sexe, personnes trans, migrants et personnes précaires), qui sont "dépourvues de moyens" pour lutter contre l’hépatite B.
"A quand le décret autorisant les associations à réaliser [les Trod VHB]?", s'interroge de fait le TRT-5.
Selon lui, ce décret constituerait "un pas supplémentaire" et "nécessaire" vers la prise en compte des plus vulnérables dans les stratégies nationales de santé. Il serait aussi un "outil essentiel" au "développement d’accompagnements globaux" (de l'information au dépistage) ainsi qu'à l’accompagnement vers la vaccination ou le traitement.
Le TRT-5 rapporte par ailleurs que les études de l’impact du dépistage par Trod sur le lien vers le soin sont "encourageantes", dans la mesure où elles révèlent que les personnes dépistées sont "orientées vers une prise en charge à un niveau équivalent à celui observé en cas de dépistage biologique".
"Il suffit pour cela qu’une coordination existe entre les différentes structures impliquées dans le dépistage, et celles impliquées dans le soin, et le médico-social", écrit le collectif.
Dans un rapport sur le VHC, le VHB et le VIH en prison, diffusé il y a une quinzaine de jours, le Conseil national du sida et des hépatites virales (CNS) regrettait que la majorité des unités sanitaires en milieu pénitentiaire n'utilisent pas les Trod. Il estimait aussi que les partenariats avec d'autres acteurs -notamment associatifs- en vue d'un dépistage renforcé étaient insuffisamment développés (cf dépêche du 23/07/2020 à 11:24).
sb/ab/APMnews

[SB5QE6ML1]

Testez APM NEWS et profitez de l'intégralité de nos dépêches

30 à 50 dépêches par jour sur les sujets du domaine de la santé

50 000 utilisateurs en France

20 journalistes experts en France et 3 bureaux en Europe

A lire aussi