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Le bénéfice de l'évolocumab en prévention secondaire cardiaque plus important en cas de syndrome métabolique

WASHINGTON, 12 août 2020 (APMnews) - Le bénéfice de l'anticorps anti-PCSK9 évolocumab (Repatha*, Amgen) en prévention secondaire cardiaque est plus important quand les patients présentent un syndrome métabolique, selon une nouvelle analyse de l'étude FOURIER publiée par le JAMA Cardiology.
Cette étude de phase III qui a inclus 27.564 patients avec un antécédent d'infarctus, d'accident vasculaire cérébral (AVC) non hémorragique ou d'artériopathie périphérique symptomatique, déjà sous statine, a montré une réduction de 15% du risque de décès cardiovasculaire, infarctus, AVC, hospitalisation pour angor instable et revascularisation coronaire (cf dépêche du 17/03/2017 à 15:28).
Dans cette nouvelle analyse, Prakash Deedwania de l'université de San Francisco et ses collègues ont comparé les résultats selon que les patients présentaient ou non un syndrome métabolique.
Ils ont d'abord montré que le risque d'événement cardiovasculaire était majoré de 31% chez les patients qui présentaient un syndrome métabolique.
Concernant l'effet de l'évolocumab, le risque d'événement cardiovasculaire majeur était diminué de 17% chez les patients présentant un syndrome métabolique, un bénéfice supérieur à la baisse de risque de 11% en absence de syndrome métabolique.
Quand l'analyse était restreinte aux seuls décès cardiovasculaires, infarctus et AVC, le risque était diminué 24% en cas de syndrome métabolique, contre une baisse de risque de 14% en absence de syndrome métabolique.
Ce bénéfice supérieur dans le syndrome métabolique était obtenu alors que la baisse du LDL-cholestérol était similaire que les patients aient ou non un syndrome métabolique.
Les chercheurs ont également noté que les patients présentant un diabète, même sans syndrome métabolique, avaient un risque diminué par l'évolocumab similaire à ceux présentant un syndrome métabolique. En revanche, l'effet du médicament n'était pas statistiquement significatif chez ceux qui ne présentaient ni diabète ni syndrome métabolique.
Les auteurs précisent que l'anti-PCSK9 n'a pas augmenté le risque de diabète ni détérioré le contrôle de la glycémie chez les patients qui présentaient un syndrome métabolique. Ce qui distingue l'anti-PCSK9 des statines, celles-ci ayant une plus forte tendance à augmenter le risque diabète chez les patients présentant un syndrome métabolique.
Ces résultats apportent des éléments supplémentaires aux cliniciens pour décider à quels patients donner ce traitement en montrant quels sont ceux qui en tireront le plus grand bénéfice, concluent les chercheurs.
(JAMA Cardiology, publication en ligne du 12 août)
fb/vib/APMnews

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