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Intérêt de la bithérapie anti-VIH Dovato* dans le cadre d'une stratégie de "test and treat"

LONDRES, 24 août 2020 (APMnews) - La prise de la bithérapie orale fixe Dovato* (dolutégravir 50 mg + lamivudine 300 mg) dans le cadre d'une stratégie de "test and treat" a conduit à une charge virale indétectable chez 92% des patients traités, à 24 semaines, selon des données de phase IIIb diffusées lundi par ViiV Healthcare.
Dovato* est autorisé aux Etats-Unis depuis avril 2019 dans le traitement de l'infection à VIH-1 chez les adultes naïfs de traitement antirétroviral. Début août, le laboratoire a obtenu une extension d'autorisation de mise sur le marché (AMM) américaine pour Dovato* en switch chez des patients précédemment sous traitement antirétroviral (cf dépêche du 07/08/2020 à 18:39).
L'objectif de cet essai de phase IIIb STAT, dont les données ont été présentées au congrès ACTHIV 2020, a été d'évaluer l'efficacité et la sécurité de l'initiation rapide de Dovato*, c'est-à-dire dans les 14 jours suivant le diagnostic d'infection par le VIH, chez des patients naïfs de traitement. L'essai a été mené en ouvert et ne comprenait qu'un seul groupe (pas de comparateur).
Le traitement était initié avant que soient disponibles les résultats relatifs à une co-infection par le virus de l'hépatite B (VHB), à la fonction rénale et aux résistances au traitement.
A 24 semaines, 92% des patients (102 sur 111) sous Dovato* ont présenté une charge virale inférieure à 50 copies/mL, selon une analyse regroupant à la fois les patients restés sous Dovato* et ceux ayant switché vers une autre thérapie antirétrovirale. Les données étaient manquantes pour 5 patients, qui n'ont pas été inclus dans l'analyse.
Sur les 8 participants ayant switché vers un autre traitement, 5 l'ont fait en raison d'une co-infection par le VHB et 1 pour cause de résistance à la lamivudine. Les données, qui étaient disponibles pour 5 d'entre eux, ont montré que ces patients étaient virologiquement contrôlés à 24 semaines et qu'ils n'avaient pas développé de mutations de résistance (que ce soit pour le VIH ou le VHB). Cela "indique que l'initiation rapide de Dovato* n'a pas compromis les résultats dans ce sous-groupe de patients", écrit ViiV dans son communiqué.
En ne prenant en compte que les patients toujours sous Dovato* à 24 semaines, la part de ceux ayant atteint une charge virale inférieure à 50 copies/mL était de 87% (97 sur 111).
Sur les 10 patients présentant à l'inclusion une charge virale supérieure à 1 million de copies par mL, 8 étaient en contrôle virologique à 24 semaines.
A 24 semaines, 11% des participants avaient arrêté l'étude. ViiV rapporte que Dovato* a été bien toléré. Le taux d'effets indésirables de grade 2-5 liés au traitement était de 2%, tout comme celui des effets indésirables graves.
sb/ab/APMnews

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