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Le syndrome des ovaires polykystiques associé à des troubles neuropsychiatriques chez l'enfant

LONDRES, 4 septembre 2020 (APMnews) - Les enfants dont la mère présente un syndrome des ovaires polykystiques sont à risque accru de troubles psychiatriques et de troubles légers du neurodéveloppement, indépendamment des problèmes périnataux ou obstétricaux éventuels, selon une large étude publiée dans Human Reproduction.
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) a été associé au risque de troubles du spectre autistique, de déficit d'attention/hyperactivité (TDAH) et probablement aussi de retard de développement chez les enfants des femmes présentant cette condition. Il y a eu peu d'études sur l'association du SOPK avec d'autres troubles psychiatriques et du neurodéveloppement, rappellent Xinxia Chen de l'université de Shandong (Chine) et de l'institut Karolinska à Stockholm et ses collègues.
Parmi plus d'un million de naissances survenues en Finlande entre 1996 et 2014, ils ont comparé 24.682 enfants nés de mère présentant un SOPK à 1,07 million d'enfants nés de mère sans SOPK. Les enfants ont été suivis jusqu'en 2018, soit jusqu'à l'âge de 22 ans.
Le SOPK était associé à un risque augmenté de 32% de diagnostic neuropsychiatrique quel qu'il soit, chez l'enfant. Cette augmentation du risque concernait une large fourchette de diagnostics différents.
Ainsi, le risque de troubles du sommeil était augmenté de 46%, celui de TDAH et troubles des conduites de 42%, le risque de tics de 42%, les déficiences intellectuelles de 41%, les troubles du spectre autistique de 40%, les troubles spécifiques du développement de 37%, les troubles de l'alimentation de 36%, les troubles d'anxiété de 33%, les troubles de l'humeur de 27% et les autres troubles comportementaux et émotionnels de 49%.
Il n'y avait pas de différence significative entre les sexes.
Le risque de trouble neuropsychiatrique était augmenté en cas de SOPK qu'il y ait ou non une obésité, mais l'augmentation était plus forte en présence d'une obésité.
L'augmentation du risque était observée en l'absence de problèmes périnatals, mais là encore elle était plus forte encore en cas de problèmes périnatals.
La même chose était observée pour la césarienne, le diabète gestationnel ou le traitement de la fertilité. En excluant ces conditions, le risque de trouble neuropsychiatrique était encore augmenté de l'ordre de 30% chez les enfants de mère ayant un SOPK.
(Human Reproduction, publication en ligne du 1er septembre)
cd/ab/APMnews

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