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SEP: risque de poussées plus faible avec le diméthylfumarate par rapport au tériflunomide en vie réelle

PARIS, 22 septembre 2020 (APMnews) - Le risque de poussées est plus faible chez les patients atteints de sclérose en plaques (SEP) traités par diméthylfumarate (Tecfidera*, Biogen) par rapport à ceux traités par tériflunomide (Aubagio*, Genzyme, groupe Sanofi), selon une analyse des données du système national des données de santé (SNDS).
Ces résultats ont été présentés lors d'une session orale d'un colloque organisé vendredi par l'Association des française des sociétés de recherche clinique sous contrat (Afcros) sur les données de santé en vie réelle.
Pauline Bosco-Levy de la plateforme Bordeaux PharmacoEpi (Inserm CIC1401, université de Bordeaux) et ses collègues ont mené cette étude de cohorte dans le cadre du réexamen par la Haute autorité de santé (HAS) en 2020 de la réinscription au remboursement à cinq ans.
Il s'agit d'évaluer l'efficacité en vie réelle de diméthylfumarate par rapport à d'autres traitements oraux et aux traitements immunomodulateurs injectables, selon le résumé de leur communication.
Pour cela, ils ont constitué une cohorte de patients identifiés dans le SNDS avec un premier traitement de SEP initié entre le 1er juillet 2015 et le 31 décembre 2016, un historique de 4,5 ans et des données de suivi jusqu'au 31 décembre 2017.
Le nombre annuel de poussées a été comparé entre deux traitements durant la période d'exposition pour des patients appariés sur un score de propension à haute dimension.
Sur la période, les chercheurs ont identifié 5.812 patients dont 33,2% initiaient le tériflunomide, 31% un traitement de fond injectable, 30,6% le diméthylfumarate et 5,3% le fingolimod (Gilenya*, Novartis).
Le faible nombre de patients fingolimod et leurs caractéristiques n'ont pas permis d'effectuer de comparaison.
Les poussées ont été identifiées avec un algorithme complexe associant des épisodes de soins (hospitalisation et forte dose de corticothérapie), qui a été validé des cliniciens en aveugle, avec une valeur prédictive négative de 100% et positive de 95,2%.
Selon l'analyse menée sur 1.880 patients appariés diméthylfumarate/tériflunomide, le nombre moyen annuel de poussées était de respectivement 0,14 et 0,17, soit un risque relatif significativement réduit de 21% avec le diméthylfumarate par rapport au tériflunomide.
L'analyse réalisée sur 2.038 patients appariés diméthylfumarate/traitements injectables indique un nombre annualisé de poussées de 0,14 et 0,18 ainsi qu'un risque relatif significativement diminué cette fois de 29% avec le diméthylfumarate par rapport aux traitements injectables.
Cette étude en pratique courante a montré un risque de poussées significativement plus faible avec le diméthylfumarate que le tériflunomide et les traitements de fond injectables pour des patients partageant les mêmes caractéristiques, concluent les chercheurs.
ld/ab/APMnews

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